blabla, etc

22 mars 2019

madikwe, ou l'afrique à 100%

au risque de vous donner le tournis,
je fais une petite pause dans mes carnets libanais
pour vous rendre compte de notre dernier week-end de rêve 
qui a repris pas mal des codes du mémorable "out of africa"

le plaisir de l'expatriation est de recevoir des amis qui décident de venir nous voir dans notre pays d'accueil

pour nos invitées de mars, nous avions prévu un grand week-end dans une réserve située à 4 heures et demi de johannesburg :
madikwe ou la promesse des "big five" !
nous avons découvert cette réserve en même temps que claire et pauline
et quel festival, trois jours, quatre "game drive" (comprenez safaris) guidés par geoffrey, un ranger passionné et plein d'humour,
et nous avons vu tous les incontournables, y compris le léopard, la hyène et les lycaons si difficiles à dénicher, sans omettre un colossal troupeau de buffles et, le fin du fin, deux lions dans toute leur majesté...
un petite incursion dans le parc du pilanesberg pour compléter l'excursion, jusqu'au bout du jour (puisque jusqu'à trouver le portail clos... hum hum !)

suivez nous sur les pistes d'ocre rouge et à larencontre de la faune africaine qui nous fait vibrer !

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15 mars 2019

le pays des cèdres (6) # majestueuse baalbek

tellement de retard dans mes moments à partager avec vous,
tellement de retard dans les souvenirs à consigner ici,
tellement envie de me replonger dans ces semaines passées tant pour ne pas oublier que pour ne pas les laissées s'évaporer tout à fait...
je reprends le fil où je l'avais laissé en décembre, au liban !

ce jour-là, nous avons fait un voyage dans le temps, dans l'Histoire, rien de moins !
le programme était de partager notre journée entre deux sites archéologiques réellement majestueux
mais je dois le concéder, impossible de sabrer mes photos du jour, j'ai décidé de scinder en deux cette escapade
je vous emmène donc pour commencer sur le site majestueux de baalbek !
nous avons eu l'incommensurable chance de nous retrouver seules en ce décor, théâtre des civilisations
baalbeck est le site archéologique romain le plus célébre du liban et sa réputation dépasse ses frontières, tant ce site est un in-con-tour-na-ble pour tous les amateurs d’histoire 

pour le rejoindre, on prend la route de damas, avant de descendre dans la paradisiaque plaine de la bekaa
évidemment, il suffit d’énoncer ce parcours pour en mesurer les périls
la syrie en guerre est si proche et baalbek est un fief du hezbollah, le parti islamiste chiite qui contrôle cette partie du liban
le site comporte trois temples principaux, restes magnifiques d’héliopolis, la ville romaine du début de notre ère
les pierres ne se racontent pas, mais ce qui se dégage de ce chaos de colonnes, ici effondrées, là encore fièrement dressées vers le ciel, est un choc esthétique bouleversant
nous sommes surprises que le site soit si peu protégé, toutes les vestiges sont laissés là dans leur sitation d'origine, sans barrière, à portée des touristes
nous faisons des photos dans ce décor grandiose et, disons-le, avons des scrupules aprés coup en visionnant nos images, d'avoir profité de cette liberté que les sites archéologiques d'italie ou de grèce n'auraient jamais autoriser...

timides devant ces pierres et ce qu'elles suggèrent, nous ne sommes pas au bout de notre éblouissement,
héloïse qui s'est liée d'amitié avec de jeunes libanais, a découvert les vestiges d'anjar, ancienne cité omeyyade inscrite par l’UNESCO au patrimoine mondial de l’humanité... A suivre !

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26 février 2019

le pays des cèdres (5) # le chouf

aujourd'hui direction, le chouf  !
fief des druzes, celle considérée comme l'une des plus belles régions du liban est accessible par une route sinueuse qui offre de spectaculaires paysages verdoyants de gorges, rivières et forêts, ainsi que des villages préservés dont l'architecture traditionnelle tranche avec le littoral bétonné (!)
le chouf est réputé pour ses forêts de pins et de cèdres : la réserve naturelle des cèdres est d'ailleurs reconnue par l’Unesco depuis 2005 en tant que réserve de biosphère 

GPS en route, nous quittons beyrouth et entrons à l'intérieur du pays
au revoir la pollution, la circulation, les panneaux d’affichage… bonjour la nature et les villages typiques de campagne !
encore une fois ce n’est vraiment pas loin, mais la pluie a décidé de nous accompagner...
aprés une heure de route environ, nous arrivons au château de beiteddine et découvrons, désappointées, que c'est le jour de fermeture...
nous pestons d'autant qu'il se met à sacrément pleuvoir et nos kways sont de piètres remparts contre le déluge qui s'abat sur nous !
qu'à cela ne tienne, nous retournons sur nos pas et faisons une halte à quelques kilomètres de là, dans le village de deir el qamar (qui signifie le monastère de la lune en arabe) présenté comme la ville des émirs
la bourgade pittoresque, dont est originaire l’ancien président libanais camille chamoun, est perchée à 800 mètres d’altitude
elle est habitée majoritairement par des chrétiens et c’est une des rares du liban à être sortie indemne de la guerre civile de 1975-1990
une ambiance montagnarde habite les lieux et un parfum de végétation méditerranéenne embaume les ruelles 
évidemment, la pluie ne nous engage pas à serpenter dans le village
mais héloïse dit que l'on mange les meilleurs manoushé du coin dans le petit restaurant qui ne paye pas de mine, nommé paradise four manakish bakery
on s'attable au milieu des habitués : le plaisir gustatif et l'authencité du lieu compensent notre frustation due à la météo !
heureusement, quand nous avons terminé, la pluie décide de nous donner du répit...
nous nous baladons dans le dédale des petites ruelles dallées, emmaillées de vieilles maisons libanaises qui donnent un vrai charme pittoresque au village
nous arrêtons à l'église miraculeuse de saïdet el tall (notre-dame-du-tell), bâtie au XVIIe siècle,
puis nous visitons le très beau grand sérail kaïssariyyé
un hôte des lieux, aimable et serviable, nous en ouvre les portes bien que ce soit désormais le siège de la municipalité, il nous donne des explications historiques
utilisée au XVIe siècle pour le commerce de la soie, ce petit bijou d'architecture reçoit aujourd’hui les manifestations culturelles de la ville
ancienne capitale de la principauté du mont-liban, deir el-qamar est un site classé monument historique national depuis 1945 et figure sur la liste d’attente du patrimoine culturel mondial de l’UNESCO

l’arrière pays est vraiment très beau !
nous prenons un chemin escarpé, mal renseigné, pour rejoindre bkerzay, un hotel/resto/galerie d'art présentant l'artisanat local
l'humidité nous a un peu frigorifiées, une boisson chaude sera la bienvenue !
je découvre l'existence du café blanc, en fait une tisane d'eau de fleurs d'oranger (une tradition que je ne manquerai pas d'exporter ;)
la pluie perd du terrain et commence à dévoiler un panorama somptueux
nous rentrons sur beyouth et décidons de nous attabler chez abdel wahab, une enseigne qui semble être reine de la cuisine libanaise
nous serons un peu déçues, à vrai dire, l'ambiance est chic et attire la haute société libanaise
le spectacle est dans la salle, et pour cela nous ne regrettosn pas
mais nous goûterons au meileur restaurant à notre goût le lendemain (je vous en reparlerai !)

la suite de notre périple nous portera sur les sites majestueux de baalbek et anjar !

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25 février 2019

le pays des cèdres (4) # attachante saïda ❤︎❤︎❤︎

aprés un petit-déjeuner sur notre balcon dans le coeur de beirut, nous nous échappons plein sud :
notre programme du jour est la visite de saïda !
cette jolie ville portuaire orientale est un des coups de ❤︎ de ma fille qu'elle souhaite me faire partager
son souk est différent de celui de tripoli, plus lumineux, bigarré, restauré, le dédale des venelles plus organisé
et c'est lundi, il y a moins de monde !
nous goûtons au plaisir d'y déambuler et de discuter avec ses marchands vendant là des pâtisseries orientales, ici des loukoums
et nous sommes subjuguées par tant de générosité,
les libanais nous offrent plus que l'on dépense, nous montrent les photos des personnalités qui les ont visités...
toute la gentillesse et l'hospitalité libanaises incarnée !
à un détour du labyrinthe, une femme nous ouvre une porte et nous invite à découvrir l'église orthodoxe saint-nicolas (nullement signalée) qui jouxte l'entrée de l'habitat de son père
l'apôtre Saint-Pierre et Saint-Paul se seraient retrouvés avant d'aller prêcher dans l'ancien sidon (saïda),
cette petite chapelle en atteste, cachée derrière cette petite entrée privée
nous poursuivons notre déambulation et tombons en arrêt devant une petite échoppe de loukoums
nous goûtons et faisons provisions pour ramener dans nos valises...
nous ne sommes pas au bout de notre émerveillement quand nous ouvrons la porte du musée historique de saïda
il s'agit en fait du palais debbané, une résidence seigneuriale construite en 1134 de l'hégire (1721 de l'ère chrétienne), comme l'indique une inscription gravée sur l'un des murs de la somptueuse demeure
la résidence présente tous les éléments constitutifs des dars arabo-ottomans de cette époque, au plan et au décor inspirés de l'architecture monumentale religieuse, madrassat et mosquées
tout est merveilleux, des mosaïques qui ornent les linteaux aux muqarnas (motif ornemental de l'architecture islamique depuis l'époque médiévale) en passant par les plafonds richement travaillés en bois de cèdre sculpté
nous quittons saïda, cette ville considérée comme le plus grand port du liban au XVIIIème siècle,
non sans visiter le petit magasin de savons placé à la sortie de la médina
nous choisissons quelques cadeaux qui embaument l'huile d'olive et les fleurs de jasmin 
bonheur !

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22 février 2019

le pays des cèdres (3) # un dimanche dans l'arrière-pays beyrouthin

le matin, le ciel est gris, nous nous échappons de beichabab et nous dirigeons vers les hauteurs, au-dessus de beyrouth,
pour nous rendre à koukh el sabya à zaarour, un restaurant improbable, entre déco kitsch et décor elfique,
nous dégustons le plus traditionnel déjeuner libanais au milieu des familles pour qui ce repère est le rendez-vous dominical incontournable
nous nous rendons ensuite dans le village de khenchara, dont le nom d'origine syriaque, «knésh shahré» signifie «groupement des veilleurs"
le village abrite un des couvents les plus illustres du Liban, le monastère melkite saint-jean de choueir fondé en 1697
à partir de matrices venues d’europe, le diacre Abdallah Zakher y a fondé en 1733 une imprimerie considérée comme la première en Orient
cette imprimerie qui ne possédait pas encore de typographie arabe a imprimé son premier livre à choueir en 1734 montrant une mise en page presque parfaite et des caractères d’une grande beauté,
ce sera le point de départ de l’écriture arabe au liban et dans la région !
les premières impressions arabes sont des ouvrages religieux, ce qui s’explique par le contexte de l’époque, où la science était avant tout religieuse
il faudra attendre le début du XIXe siècle pour que les sujets abordés dans les livres libanais commencent à changer mais c'est l’Écriture Sainte qui continue à s'imposer par sa perfection
cette imprimerie a excellé par la richesse de ses matériels ; le petit musée que nous visitons en témoigne !
le couvent comporte une bibliothèque antique qui renferme des manuscrits dont certains datent du Xe siècle, ainsi qu’une collection d’icônes 
et puis, servant autrefois d’étable, la petite construction qui trône sur la colline surplombant le monastère est à présent une cave viticole adjacente à 15000 pieds de vigne où un prêtre charismatique produit de très bons vins, des liqueurs et du cidre... nous ne résistons à ramener deux de ce nectar dans nos valises !

nous redescendons par le très beau village de jabal lubnan entièrement réhabilité par un privé
nous sommes invitées à boire un café chez martine dans une bâtisse qu'elle a très joliment rénovée quand elle a décidé avec son mari de s'installer dans son pays d'accueil qui devait être une étape dans un parcours à l'étranger
nous finissons la journée dans l'un des nombreux marchés de noël que les beyrouthins aiment fréquenter à l'approche de la Nativité
et finissons notre journée dans le quartier de mar mikhael, par la visite de la très belle boutique Plan B qui expose et vend que de belles pièces des artisanats libanais et syrien (mais j'y reviendrai !)

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19 février 2019

le pays des cèdres (2) # tripoli

le séjour s'annonce court, nous ne voulons perdre aucun des moments qu'il nous est offert de partager à deux avec ma grande !
ce jour-là, je vais comprendre que le mot hospitalité ne peut mieux trouver son sens qu'au liban...
marie a son fils étudiant en médecine à lille, où ma fille a ses meilleurs amis
un petit détail mais qui va faire beaucoup, puisque marie va s'occuper d'héloïse dès son arrivée à beyrouth comme si elle faisait partie de la famille
je n'étais pas au bout de ma surprise, car quand j'ai voulu la rencontrer pour la remercier, elle a tout bonnement organisé notre week-end !

le samedi, lever à l'aube, 85 kilomètres plus loin, la capitale du nord liban, tripoli !
pour moi, autant l'avouer, tripoli était la capitale lybienne, je découvre donc que le pays des cèdres compte en son sein une ville du même nom
fondée vers le VIIème siècle avant J.C et surnommée "l'embaumée" tant son souk au savon est réputé,
mais tel n'est pas son unique atout, nous allons le découvrir...
nous 
retrouvons une belle équipe de femmes franco-libanaises, françaises libanaises d'adoption, allemande épouse d'un libanais, libanaise ayant grandi et vécu vingt ans en guinée, une autre habitant actuellement au cameroun, une jeune libanaise ayant choisi d'étudier et de vivre en Europe et de deux ses amis, bref une équipée menée par Nisrine, jeune tripolitaine, professeur de français, qui a eu à coeur de nous faire découvrir et aimer sa ville
elle a contribué à rendre cette première journée éblouissante !

aprés nous être garés à al mina, petit port de pêcheurs de la ville antique,
nous commençons notre balade par un petit bijou, la cathédrale grecque orthodoxe saint-georges construite en 1732, ses icones dorées à l'or fin et son artisanat religieux sont un éblouissement 
il n'est pas 9 heures, nous ne pouvons rejoindre les souks sans nous attabler (nous l'apprendrons vite, au liban la cuisine est généreuse comme ses hôtes)
donc, notre grande tablée a du mal à contenir toutes les assiettes de mezze dressées tel un banquet de fête : des branches de menthe à profusion, des tomates, oignons et olives comme base, des assiettes d'houmous et de mtabbal (caviar d'aubergines), des pains pitas in-con-tour-na-bles puisque ce sont d'eux dont on se sert pour remplacer nos fourchettes et puiser les délices à partager, mais le roi du petit-déjeuner est le man'aich au zaatar  ce sont des galettes tartinées d’un mélange d’huile d’olive et de thym, origan, sarriette, graines de sésame, sumac, et marjolaine... un pur délice !

tripoli est l'image type de la ville orientale, on y circule au milieu d'un théâtre animé, bruyant et virevoltant où se pressent voitures et piétons dans un mouvement que d'aucuns pourraient qualifier d'incohérent, mais dont le déroulement semble cadencé pour que chacun y trouve sa place
on pénètre la vieille ville au milieu de la foule et d'un joyeux brouhaha, les souks déploient les comptoirs de tailleurs, bijoutiers, parfumeurs, tanneurs, fabricants de savon et autres... les marchands dans les échopes sont souriants et affables, les regards sur nous (repérables en habits de touristes, appareils photos en main) sont bienveillants, les parfums qui émanent des étals d'épices, de fruits et légumes, de gâteaux ou café, sont enivrants, l'atmosphère nous transporte... 

tripoli a une histoire chahutée, elle a concentré la convoitise des civilisations successives (grecs, romains, byzantins, arabes), avant d'être conquise par les croisés (juste aprés jérusalem) au XIIème siècle, puis de devenir exclusivement mamelouke
la ville recèle d’innombrables vestiges de son passé, parmi lesquels une quarantaine de monuments, datant du XIVème siècle, inscrits à l’inventaire des monuments historiques
nous avons la chance d'entrer dans la célèbre tour des lions (borj es-sba) interdite au public
située non loin de l'ancienne voie ferrée, édifiée pour surveiller le littoral et parer toute offensive turque, cette imposante forteresse militaire rectangulaire est d'origine mamelouke
depuis le toit, le point de vue est saisissant, on balaye du regard la ville depuis la mer jusqu'aux sommets enneigés du mont liban (qui culmine à Qornet es Saouda à 3088 m et où l'on peut skier...)

tripoli compte une douzaine de mosquées mamelouks et ottomanes, autant d'anciennes medressas ou écoles coraniques, et un certain nombre de caravansérails, hammams ou bains publics
nous visitons l'un de ces anciens thermes byzantins : saisissant de beauté !
en sortant des souks, on atteint la vieille citadelle qui surplombe la ville, 
on ne se laisse pas intimider par l'armée en présence à l'entrée (comme ailleurs en ville du reste, l'armée libanaise est très déployée à tripoli)
la forteresse très bien conservée offre une vue panoramique éblouissante

un dernier arrêt gourmand à la pâtisserie hallab avant la nuit qui arrive vite
bilan du jour, on mesure pourquoi la seconde ville du liban est réputée pour son hospitalité légendaire où le présent s’accommode de l’histoire
vous l'aurez compris, tripoli est envoutante : s’y promener une journée est un vrai régal pour les sens !

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18 février 2019

le pays des cèdres (1) # mon arrivée à beyrouth

je remonte le temps et fais un flash-back au 14 décembre quand  je suis partie visiter ma fille au liban...
quand l’avion amorce son approche vers l’aéroport de beirut, vous avez d’abord l’impression de plonger dans l’eau, avant que la ville et, juste en arrière-plan, les sommets enneigés apparaissent à travers les hublots sur votre gauche
un taxi m’attend, et dès les premiers tours de roues, je me sens transportée dans les images de Taxi Téhéran, le flux zigzaguant, les répliques de klaxons, une mosaïque de buildings dépareilés, l’atmosphère urbaine qui oscille entre brumes et poussières...
même si des images perçues dans la presse me le laissaient supposer, je suis frappée de voir les stigmates de la guerre, des immeubles aux façaces arrachées, telles des plaies béantes laissées pour ne jamais oublier...
il est 15 heures, j’ai posé ma valise, ma fille m’a rejoint
on s’arrête dans une petite échoppe pour se délecter de mana'ich (des pains ronds garnis de thym et de fromage, les meilleurs !), plus pour se régaler que pour se rassasier (j’apprendrais vite qu’il n’y a pas d’heure pour manger au liban, toutes les heures sont bonnes pour s’attabler)
on se dirige vers la corniche, il est 16 heures, la nuit ne tardera pas !
la lumière dorée étire déjà les ombres des palmiers sur le front de mer, les pêcheurs jettent leurs lignes et remplissent leurs seaux de poissons encore frétillants mais plus pour longtemps, les cormorans surveillent,
les beyrouthins marchent activement comme s’ils couraient au ralenti en tenue de sport, on s’insère dans le trafic ininterrompu de véhicules
et on fait une incursion sur le campus spacieux/prestigieux de l’AUB (l'université américaine) pour descendre down town, dans le quartier le plus occidentalisé rénové aprés la dernière guerre civile,
nous évoluons entre buildings hypra-modernes, boutiques de luxe et copies de monuments d'inspiration renaissance italienne qui sonnent faux, un brin bling bling
mais étonnament, l'on observe un site archéologique à ciel ouvert, au pied de la mosquée mohammed al amin où on assiste à un temps de prière sous les décors tout en ors et arabesques 
il est temps de prendre la clé de notre airbnb, dans le quartier bouillonnant d’ashrafieh
marie, une française que le liban a adopté, à moins que ce ne soit l’inverse, nous embarque et nous propose un premier voyage gustatif dans un restaurant arménien : un pur régal !
nous nous échappons de beirut, demain tripoli et une sacrée équipe de franco-libanaises nous promettent une journée euphorique...
à suivre !

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08 février 2019

long march to freedom

je l'ai déjà formulé ici, mais la grande richesse de vivre à johannesburg est de sentir le pouls de la société battre et doucement s'accélérer
grâce à des acteurs locaux particulièrement dynamiques et entreprenants !
ainsi a été créée sur le site de maropeng, près du berceau de l'humanité (tout un symbole !)
"une longue marche vers la liberté"
il s'agit d'une grande mise en scène de 100 sculptures grandeur nature
représentant 100 personnalités historiques, 100 combattants de la liberté, qui ont contribué à changer la face de l'afrique du sud

en attendant d'aller observer de visu cette oeuvre à ciel ouvert,
nous avons eu la grande chance avec une amie d'être invitée par heather mason, blogueuse américaine de "2summers" (clic clic) vivant à joburg, à descendre downtown dans un ancien parking désaffecté transformé en studios d'artistes : joziburg lane, 1 ellof street

le but était de rencontrer nkhensani rihlampfu, un des artistes auteurs de ces sculptures 
et de comprendre le lent processus de fabrication depuis la maquette en modèle réduit au moulage en cire,
et en nous déplaçant au gré des étages et des ateliers, nous avons terminé par la fabrication des statues de bronze à la fonderie workhorse bronze installée le bloc plus loin
ce fut une chouette balade artistique en plein coeur de la ville ! 

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05 février 2019

fashion district of joburg !

je rattrappe mon retard en remontant le temps à travers mes photos de janvier...

l'afrique et ses couleurs chamarrées
l'afrique et ses wax aux motifs graphiques incomparables
l'afrique du sud et son shweshwe moins connu
l'afrique et ses femmes altières dans leurs costumes et boubous personnalisés
l'afrique et sa mode pimpante à l'image de la nation arc-en-ciel...
cela méritait une visite sur cette thématique,
l'association joburg places l'a fait !
je vous emmène downtown dans le quartier des tissus et des ateliers de confection !
nous démarrons dans les salles de coffres de la plus ancienne banque de joburg, située gandhi square
nous nous arrêtons dans l'auberge de jeunesse urban backpackers du quartier
nous évoluons dans l'enchevêtrement des ruelles qui fourmillent de vie plus que jamais un samedi
avant de terminer par un déjeuner et un café à la mode éthiopienne

joburg
nous réserve décidément des voyages insolites !

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04 février 2019

entr'apercevoir les charmes de la Wild Coast

une réunion de travail et une journée dédiée aux familles dans l'entreprise de mon homme
et voilà le prétexte d'une escapade à east london, située dans l’estuaire de la rivière buffalo 
c'est l'occasion de s'échapper sur le début de la Wild Coast
la pluie ne me décourage pas, l'atmosphère qu'elle donne aux paysages sauvages, arborés et verts,
n'est pas sans me rappeler l'écosse (un lodge s'appelle d'ailleurs loch muir !) et évidemment le dépaysement est plaisant...
certes, la grande chance d'être expatriés en afrique du sud réside en grande partie dans la météo
mais un peu d'humidité et la pluie n'est pas pour me déplaire tant il est vrai qu'elle ne s'installe jamais...
bref, me voilà partie en direction du kwerela botanical garden où je découvre une plage sauvage et vierge, seul un pêcheur donne trace de vie
et je continue ma découverte en suivant le panneau de chintsa west
je découvre une plage dont l'eau et le temps ont gravé un sous-sol majestueux
des sculptures minérales, faites d'érosion en lignes ou en monticules, en couleurs ocres, vertes céladon ou rosées
je ne vous cache pas que je pourrais rester des heures juste à respirer et jouer de mon appareil-photo...
je pousse jusqu'à la côte est de la petite ville balnéaire, 
la plage à marée basse s'étend à perte de vue et les embruns vaporisent les chemins de côte formant comme un brouillard ajoutant à la majesté du site,
je quitte la quiétude de ces lieux pour rejoindre monsieur : c'est parti pour une sortie en mer avec le sea rescue (service de sauvetage en mer) d'east london
l'océan indien est démonté, les vagues impressionnantes, et moi pas tellement rassurée...
sains et saufs, nous nous remettons des secousses de cette sacrée expérience avec un verre de Chardonnay sur la terrasse à côté du centre,
goûtant à un coucher de soleil magique !
le lendemain, le soleil est revenu, donnant du contraste aux paysages enveloppés de brume la veille
la palette n'est plus la même, pas moins belle, en tout cas plus proche des cartes postales idylliques...

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