blabla, etc

28 mars 2020

dans une ville qu'on appelle bergame...

c'est devenu un jeu, tourner la page d'un an révolu et décider au débotté où aller passer le cap d'année !
miser sur l'impromptu, comme pour entrebâiller la porte des possibles à venir...
ce réveillon sur le fil entre 2019 et 2020, nous étions tous les 4uatre ensemble à bergame 

évidemment pour celles qui me suivent depuis longtemps, elles connaissent notre amour pour l'italie, entrenu régulièrement à raison de sauts de puce depuis grenoble via les alpes et le tunnel du mont-blanc...
il y a trois mois, au premier jour de l'année, nous ne pouvions imaginer que cette ville et toute la région de la lombardie seraient, à l'heure où j'écris, parmi celles les plus touchées par la pandémie du covid 19
j'ai donc profté de ce confinement pour trier mes photos et ainsi partager des pensées les plus sincères vers nos compatriotes italiens

bergame est un petit bijou du nord de l'italie
cette cité médiévale peuplait mon imaginaire grâce aux paroles de la chanson de diane tell : "dans une ville qu'on appelle bergame, je t'ferai construire une villa..."
nous laissons notre voiture et le funiculaire et entreprenons de monter vers la ville haute, la città alta
nous y entrons par l'imposante porte vénitienne de san giacomo, dressée telle une sentinelle, toute de marbre blanc
nous rejoignons la piazza vecchia et commençons notre découverte par la basilica di santa maria maggiore, un vrai joyau baroque des XVI et XVIIème siècles
nous retenons notre souffle...
déjà la façade impose des arcs-boutants fabuleusement décorés et des mosaïques de marbre multicolores, tout est détails

nous mesurons cet art signant l'apogée de la renaissance italienne et nous ne sommes qu'au début de notre éblouissement !
entrés à l'intérieur, nous mettons nos cervicales à rude épreuve pour observer les plafonds et chaque scène peinte minutieusement encadrée d'enluminures et savamment surlignées d'arabesques dorées
chaque centimètre est travaillé avec génie par lotto et autres génies italiens de l'époque : stucs, boiseries, dorures, dome, archivoltes… l’ensemble est saisissant de splendeur !

nous quittons ce chef-d'oeuvre de bergame, non sans admirer les alentours arborant de non moindres attraits
on s'arrête sur toutes les places et dans toutes les ruelles, pour admirer là les façades et leur palette à nulle autre pareille , ici les éléments architecturaux d'une beauté inouie ou encore ces vitrines de pâtisseries ou charcuteries regorgeant de spécialités locales bien allèchantes... comme les casoncei alla bergamasca (pâtes fraîches avec une garniture de viande, sauge et parmesan) ou les incontournables polenta e osei, une petite génoise jaune à la pâte d’amande et garnie de mousse au chocolat…
tout cela nous a d'ailleurs ouvert l'appétit !
direction le caffè della funicolare où nous dégustons une savoureuse soupe avec des gressinis avant évidemment un ristretto, sur la terrasse d'où on profite d'une vue panoramique baignée par un généreux soleil d'hiver

et puis, nous reprenons notre déambulation, ponctuée de petits joyaux moins courus, nous goûtons au calme dans des lieux de culte moins prestigieux, comme à la capella colleoni ou celle de vescovile
nous nous perdons dans les ruelles fréquentées exclusivement par ses habitants, rejoignons la citadelle pour voir le soleil se coucher sur la ville basse, la città bassa, depuis les remparts
le temps est clair, nous pouvons voir jusqu'aux apenins...
puis, l'heure rose nous indique qu'il est de temps de rentrer vers l'hôtel où nous logeons pour revêtir nos habits de réveillon et gagner le charmant restaurant gastronomique repéré, le ristorante arti, s'éclipser avant lemilieu de la nuit pour aller fêter les douze coups de minuit sur la grand place avec tous les habitants de bergame

salute !
nous levons nos verres à notre santé à tous, loin d'imaginer combien ces voeuxsembleront dérisoires deux mois plus tard...

je pense aux habitants de bergame qui nous a émus en ce jour de réveillon, durement touchés par l'épidémie
toutes mes pensées s'envolent vers eux autant que vers tous les autres éprouvés par la maladie en italie, dans nos pays de coeur et d'adoption, comme ailleurs dans le monde
restons chez nous confinés et prions ensemble pour des lendemains meilleurs le plus vite possible
🙏🙏🙏🙏🙏🙏🙏🙏🙏

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28 février 2020

sur le glacier de sarennes

oh la la la la il y a des lustres que je n'avais pas parlé tricot ici,
mais tester un nouveau modèle de sandrine ne peut être passé sous silence !

d'autant qu'elle a choisi de nommer son nouveau pull "sarennes
du nom de ce glacier de l'oisans qui lui rappelle à elle comme à moi de jolis souvenirs enneigés de vacances dans la poudreuse

voici donc ma version que j'ai tricotée avec la laine "le petit lambswool" de la marque biches et bûches
que j'ai couplée avec du fil kidsilk de rowan que j'ai trouvé ici à johannesburg,
un combo parfait pour un résultat moëlleux et chaud 
qui me tiendra chaud pour notre prochain hiver austral (qui n'est pas encore là, la sance photos a été rapide avec les 36/38 degrés généreux de février)

bravo encore sandrine de nous proposer des modèles basiques, toujours personnalisés de jolis détails,
ici des côtes 2x2 composées de délicates et élégantes torsades
un simple jersey en aiguilles n°4 qui se tricote simplement et rapidement
pour un porté un peu loose que j'affectionne particulièrement !

allez lancez-vous aussi, c'est un bonheur de tricot à retrouver dès aujourd'hui sur ravelry, ici !

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19 février 2020

un week-end en eco-lodge à madikwe

dans la grande mansuétude des directeurs de prépa, les étudiants disposent d'une semaine de vacances en février
notre grand a profité de sept petits jours pour venir travailler et réviser, mais sous notre latitude
et pour faire un break et profiter des merveilles que nous offre notre terre d'accueil,
nous sommes partis passer une journée dans la réserve de madikwe

nous nous sommes posés dans l'écolodge de mosethla,
une parenthèse en pleine nature, sans électricité, ni eau courante, et sans réseau
aller remplir ses brocs d'eau chaude et tempérer avec de l'eau froide pour sa douche matinale,
rentrer après le repas avec ses lampes éclairantes "consol" rechargées par un système solaire (vous les trouvez en france, elles sont fabriquées en afrique du sud)
dormir quasi à la belle étoile, aux sons du bush et de sa vie animale nocturne
une expérience de déconnexion fabuleuse !

partir avec un ranger à 5 heures du matin, avant que le soleil n'apparaisse derrière la crête des montagnes
surprendre la faune africaine active à la fraîcheur de la nuit
s'émerveiller de jolies scènes qui nous subjugent comme au premier jour
observer les oiseaux qui squattent le dos des girafes, des rhinos ou des impalas les débarassant des parasites
être surpris lors de notre pause apéro dans le bush par un froissement de branchage annonçant un éléphant émergeant d'un bosquet à dix mètres de nous
admirer deux guépards siégeant en toute majesté sur une terrasse rocheuse dominant la plaine
et puis, assister au repas du roi lion
même si le guide nous a expliqué que les lionnes mènent la chasse
et, malgré leur tentative de séduction, elles n'ont droit de manger leur proie qu'au moment où il aura le ventre plein et daignera leur laisser ses restes
(la société du patriarcat existe aussi dans le monde animal, misère...)

je vous partage les images que nous avons captées à 6 yeux et 6 mains !

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07 février 2020

workhorse foundry, seconde visite

heather mason, blogueuse américaine (clic clic 2summers), nous avait déjà organisé il y a un an une visite privative de la Workhorse Bronze Foundry

ce mardi, nous avons organisé une nouvelle visite pour les adhérents de jobourg accueil
et avons eu la chance cette fois d'observer le processus de création jusqu'à son terme avec un coulage de bronze 
on a eu chaud, chaud, chaud...
mais ça a été une visite passionnante,
et l'on comprend pourquoi les sculptures de bronze coûte si chères quand on décompose toutes les étapes nécessaires pour parfaire leur réalisation !

pour rappel, la Workhorse Bronze Foundry est une fonderie de beaux-arts collaborative
située à Marshalltown, dans le coeur de johannesburg, elle offre aux artistes un espace unique pour créer des sculptures en bronze en édition limitée 
et ce, grâce à une équipe d'artisans spécialisés dirigée par l'artiste et sculpteur sud-africain Louis Olivier

le bâtiment répartit ses ateliers, espace d'exposition, salle de confection des moules, atelier de sablage, fonderie... sur quatre étages
cela permet à l'artiste de voir se concrétaiser son oeuvre de la conception à un objet magnifiquement fini
né d'une relation de travail étroite avec l'artiste william kentridge, la fonderie a été créée en 2010 et continue de produire les sculptures en bronze de l'artiste, qui constituent une partie importante de son œuvre
Workhorse collabore tout autant avec un petit groupe d'artistes locaux qu'avec des sculpteurs de renommée internationale de premier plan, tel dylan lewis dont un des léopard était en phase de finitions lors de notre visite !
l'équipe de Workhorse a perfectionné ses compétences dans la méthode de la cire perdue de la coulée de bronze
et elle effectue toutes les étapes du processus, depuis la modélisation jusqu'à l'agrandissement à la fabrication et à la coulée de moules,
et cela avec sensibilité et soin
leur savoir-faire et leur art garantissent la fidélité au concept original de l'artiste, tandis que leur créativité et leur œil critique permettent un processus d'échange et de collaboration, générant des résultats nouveaux et innovants
une visite passionnante et inspirante, je le redis !

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20 janvier 2020

22 !

à bien y réfléchir, quand vous êtes mère, il y a un âge, une période, peut-être précisément un instant même, où il y a un basculement
vous cessez d'être LE seul et unique référent, le modèle, l'héroïne parfois, aux yeux de vos enfants 
et alors c'est à votre tour de devenir admirative, fière, gonflée d'orgueil même de ce qu'ils deviennent

ma grande, mon aînée, a aujourd'hui 22 ans (22 ans, comment est-ce possible ?)
et si vous saviez comme je suis fière de ses engagements, fière de lui avoir donné le goût de la culture, de l'art, de la curiosité, de l'ouverture aux autres, de l'empathie
je suis admirative de sa maturité, de l'assurance qu'elle gagne jour après jour, et surtout de son libre-arbitre
je suis comblée qu'après lui avoir fait partager nos centres d'intérêt, ce soit elle maintenant qui nous sensibilisent aux siens 
et en tant que parents, nous sommes fiers du rôle de grande soeur qu'elle joue envers son "petit" grand frère et des liens qu'ils nouent sans nous

même si elle trouvera assurément impudique de le dire comme ça ici, ma fille est la fille que je rêvais d'avoir, tout comme mon garçon
alors merci la Vie et bel anniversaire à toi, ma douce héloïse !

hélo22bis

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16 janvier 2020

visiter linksfield ridge ou voyager dans les 50's

toujours en charge des sorties culturelles de l'association des français résidants en afrique du sud, voilà un nouveau petit bijou ajouté à notre programme passionnant
pour les amatrices d’architecture, les amoureuses de décors hollywoodiens des années 50, les admiratrices des tableaux saturés de bleu signés David Hockney, les curieuses du destin de vie de L. Ron Hubbard résidant sud-africain éphémère… la visite de la Linksfield Ridge House a été la jolie surprise de ce mois de janvier !

ce mardi matin, nous atteignons une colline perchée entre houghton, banlieue chic et cossue de joburg, et hillbrow, devenu le quartier le plus mal famé de joburg
passé le portail, nous entrons dans un décor de film, une maison à l’architecture fifties incroyable !
conçu par Franck L. Jarrett, ce bâtiment moderniste d'après-guerre est pour le moins avant-gardiste ; on peut même dire qu’à l’époque, c’était l’antithèse de la maison familiale conventionnelle...
c’est donc en ces lieux qu'a vécu dans les années 60 celui qui reste connu comme le fondateur controversé de la scientologie, L. Ron Hubbard, qui avait alors quitté son sussex natal
il s’est installé dans cette maison surplom­bant la ville, 
la résidence a été entièrement et méticuleusement restaurée (des photos de son plus célèbre propriétaire en situation en atteste)
le salon a retrouvé sa splendeur d’antan avec son parquet et son mobilier d'origine en bois exotique
les murs attenant à l'escalier principal sont revêtus d'orme japonais verni : ce serait ici que des fonctionnaires et dignitaires se réunissaient pour planifier des programmes éducatifs pour les citoyens d'Afrique du Sud
dans le bureau, figurent les ouvrages de référence, le tapis de zèbre, des artefacts africains et la caméra cinématographique que le plus célèbre des propriétaires des lieux a utilisée en Afrique du Sud
il est dit qu’en ce lieu a été rédigée la constitution « un homme, un vote » pour l'Afrique du Sud, alors sous le joug de l'apartheid
mais au-delà du personnage au parcours de vie surprenant, et sans jugement, nous nous attachons à observer l’architecture de cette maison construite en 1962 à la demande d'un négociateur grec agissant dans le commerce du bois
cela explique les plaquages aux essences rares (teck, pin de l’oregon…) qui habillent les murs, parquets, portes et plafonds...

un saut sur la terrasse en damier, et je suis stupéfaite : nous plongeons dans l’œuvre de david hockney, ce peintre anglais parmi les plus renommés de l'après-guerre, dont la série "california dreaming" reflètait le monde de la culture moderne américaine
d'ailleurs, nous ne sommes pas loin du tout de cette idée, car le régime de l’apartheid dans les années 60 a copié le modèle américain, envisageant l'emblématique tour ponte (54 étages) et la construction d’immeubles de plus en plus hauts comme une réponse au monde occidental, que le régime sud-africain jugeait donneur de leçons... il est facile de comprendre pourquoi le centre historique, nommé le CBD, nous fait penser à l’amérique plutôt qu’à l’afrique avec ses buildings, son plan de rue géométrique par blocks, son street art et sur ses collines des maisons à l’architecture vintage si prisée aujourd'hui !

j'en reviens à ma référence à david hockney
en 1964, le Yorkshireman, représentant le rêve américain, peint une maison emblématique et moderne, équipée de meubles design et d'œuvres d'art contemporaines : « a bigger splash » aurait pu être une retranscription parfaite de la linksfield ridge house
comme sur ses toiles, la maison à l’architecture moderniste hésite entre verre et acier, pierre et bois précieux
elle n'est pas nichée dans les collines d'Hollywood ou à Pacific Palissades, mais sur une colline dominant joburg, révélant une perspective unique !
je vous ai glissé le tableau le plus connu au milieu de mes photos, vous verrez, c'est flagrant !

avec un peu d'imagination, je vous invite donc à entrer dans le tableau avec les photos de cette maison un brin « pop » !

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15 janvier 2020

Happy 2💛2💛 !

un début d'année comme un tourbillon ! 
qui sait où le vent nous portera...
en attendant, je vous souhaite de voir la vie avec votre coeur ✨

💛 très belle année 2020 à tous ! 💛

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20 décembre 2019

paris is always a good idea #3 (d'art d'art)

un billet d'automne prêt et pas publié... je répare aujourd'hui l'oubli !

j'ai du mal à apprécier ces grandes expositions événementielles tant la foule nuit à la contemplation
lors de mon dernier séjour parisien, j'ai donc cherché les petites expos, les musées moins prisés pour aller à la rencontre d'oeuvres moins connues mais de les observer avec un sentiment de plénitude qu'exige l'exercice...

mes pas m'ont d'abord conduit au musée de montmartre qui consacrait ses cimaises à Georges Dorignac (1879-1925)
cet ariste (avouons-le, inconnu de moi avant cette journée) a fait l’école des Beaux-Arts de Bordeaux, sa ville natale, puis celle de Paris en 1898
aprés avoir affûté son art dans l’atelier d'un maître, il a vite préféré voler de ses propres ailes et entamer une carrière de peintre indépendant
dès 1900, il s’installe à Montmartre et ses premiers tableaux aux accents monochromes sont saisissants de réalisme,
mais le peintre est séduit par les scènes de la vie intime de l’impressionnisme : de ses portraits de maternité douce sourd un rapport intime aux oeuvres de Manet ou Berthe Morisot
pourtant, le génie de Dorignac est unique : ses toiles font naître une émotion et un sentiment profonds éveillés par une palette de couleurs harmonieusement choisie, un dessin impeccable et des modelés incomparables.
Rodin disait qu’il "sculptait ses dessins", pas le moindre des compliments venant de ce maître du volume pour parler des esquisses de mains, de pieds, de visages, des détails anatomiques uniquement mis en reliefs par la couleur noire...

le jeu de paume est devenu une de mes étapes incontournables à chacun de mes séjours
les photographes exposés sont de renommée internationale, ils parlent à travers leurs images de leur vie, de leur temps, de leur culture, de leur pays
et c'est bien plus qu'une découverte esthétique, un cheminement sur des sujets bien plus profonds
en septembre, les photographies exposées étaient signées de Sally Mann
une découverte ici aussi pour moi !

troisième musée, une vraie jolie découverte : le musée bourdelle 
consacré à l'oeuvre de ce sculpteur que j'ai appris à connaître pendant mes éphémères cours de modelage ; j'avais pris une de ses Pénélope en modèle !
j'ai pu admirer sous tous leurs angles, les versions de l'épouse d'Ulysse que l'artiste a sculptée avec des formes tant robustes que girondes, un déhanchement marqué et habillée d'une robe au drapé merveilleux
j'ai ainsi appris que cette oeuvre avait une histoire intime : à cette époque, le sculpteur est partagé entre deux femmes, son épouse et son élève grecque qui allait bientôt supplanter la première ; ce déchirement se traduit plastiqueement puisque c'est la première qui prête ses traits au visage de Pénélope quand la silhouette du corps porte le souvenir de la seconde...

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25 novembre 2019

en quête du graal au pilanesberg

une semaine que la saison des pluies est revenue
une semaine que nos journées commencent belles et lumineuses et se terminent invariablement par un déluge,
un rideau de pluie qui nourrit le sol complètement asséché depuis mai,
des sceaux d'eau qui régulent la température frisant parfois les 40 degrés au zénith
bref, une pluie salvatrice, fort heureusement pas destructice comme en france ces jours-ci
l'afrique est habituée au manque d'eau comme aux averses diluviennes qui saturent les rivières

et dans le bush, me direz-vous ?
il y a trois semaines, nous nous desespérions, avec des plaines d'herbes assèchées, des arbres qui semblaient quasiment morts, parfois aprés avoir littéralement brûlés dans les séances, contrôlées ou pas, d'écobuage
après trois semaines à peine, septs jours de pluie et la nature revit !
la pluie comme une résilience pour la Terre

inconvénient au demeurant, difficile de guetter l'animal qui trouve un décor verdoyant pour jouer à cache-cache avec nos regards 
et bien, cela ne nous a pas empêché de partir en quête ce dimanche
petit exploit pour les couche-tards que nous sommes, nous avons réglé nos réveils à 4 heures du matin,
en partant promptement à 4h30, on faisait un peu les malins, fiers de n'avoir pas fléchi... mais en chemin, nous avons vite constaté que le point du jour flirtait avec 5 heures au compteur !
quà cela ne tienne, à 6 heures 30 tapantes, nous rentrions par la porte du kwamaritane au pilanesberg 

deux heures sans voir la queue d'un phacochère, ni le bout d'une corne de rhinocéros, à peine quelques impalas, le plus commun des spécimens du parc !
on commençait à se dire que nous avions joué les fiers-à-bras et notre promptitude à nous lever à l'heure où d'autres se couchent ne serait pas récompensée....
c'était sans compter ce majestueux léopard
ce fauve solitaire qui demeure celui des "Big Five" le plus difficile à observer avait décidé de prendre de la hauteur pour se camoufler, sans renoncer heureusement à croiser notre regard ! 
abasourdis de l'avoir débusqué dans un acacia dont les branches étaient pourtant abondamment fleuries de jaune, nous avions déniché notre graal du jour !
d'autres très jolies scènes ont ponctué le reste de notre safari
et nous étions d'autant plus heureux que nous avions choisi ce dimanche pour emmener avec nous notre mentee qui venait de terminer son année scolaire,vous l'aurez compris, un cadeau en forme d'apothéose !

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20 novembre 2019

johannesburg city library !

kennedy et son association "micro-adventures" organise un tour axé sur la visite d'un pilier de la culture populaire, la bibliothèque municipale : la Johannesburg City Library est située dans le CBD, Market Street précisément, et fait face au monumental bâtiment de la mairie

Quelques éléments historiques
rappelons que johannesburg est sortie de terre suite à la découverte d'un filon d'or en 1886
dans un camp de tentes plein de poussière et de chaos, quelques éminents habitants se sont vite réunis pour former un comité chargé de collecter des fonds pour créer la première bibliothèque publique
c'est ainsi qu'en 1890, une bibliothèque par abonnement (ses membres cotisent pour utiliser les installations) ses portes avec les premiers livres commandés à londres 
en février 1891, la bibliothèque obtint son premier bibliothécaire, Robert C. Hemming 
en 1894, la bibliothèque reçoit une subvention de £ 250 du gouvernement de la république sud-africaine, mais les deux tiers de la donation sont consacrés aux livres néerlandais… La bibliothèque est financée au moyen de bals, de conférences et de dons de la part du gouvernement. 

la première bibliothèque de Johannesburg était une structure en tôle ondulée construite en 1893
en 1898, une nouvelle structure composée de trois étages est construite kerk street : un Afrikaner est chargé de s'occuper de la bibliothèque...

mais lorsque les britanniques reprennent la ville en 1900, puis obtiennent la gestion de la colonie du transvaal en 1902, le conseil municipal de johannesburg propose de prendre le contrôle de la bibliothèque : les membres refusent mais acceptent une subvention du conseil pour une salle de lecture gratuite avec un nombre limité de membres gratuits...
ce n’est qu’en 1924 que le conseil va forcer un vote qu’il remporte pour instaurer une bibliothèque municipale "gratuite" (pas tout à fait, des tickets de prêt étaient émis en échange d'un dépôt en espèces remboursable)

dans les années 1960, la bibliothèque manquait d'espace de stockage et les jardins furent exhumés pour agrandir les magasins souterrains et stocker plus de 750 000 livres
mais, la bibliothèque n’autorisait pas l’accès à des membres de races différentes sous le régime de l’apartheid ; il a fallu attendre 1974 pour qu‘elle devienne la première bibliothèque publique à ouvrir ses portes à tous, quelle que soit sa couleur de peau...

le bâtiment a été fermé en 2009 pour trois ans afin d’être réhabilité par l'architecte en charge de la conservation, Jonathan Stone. La bibliothèque a réouvert au public le 14 février 2012 
la bibliothèque publique de johannesburg est aujourd'hui un centre d'éducation qui permet aux résidents d'accéder à des livres, des magazines et du matériel audiovisuel
outre le prêt de matériel, elle offre une vaste gamme de services, notamment des cours d’alphabétisation, des séances de contes pour les jeunes, soutien en classe, rassemblements pour les résidents plus âgés et concours littéraires. La bibliothèque offre des espaces de conférences, d'expositions et de discussions.

la collection de la Johannesburg City Library compte aujourd'hui plus de 1,5 million de livres et compte plus de 250 000 membres

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