blabla, etc

11 novembre 2018

la ville de rêve & la photographe du réel

quand j'étais étudiante, Paris était une attraction à deux heures en TGV, une échappée pour chercher à découvrir ce que la proximité m'offrais parfois mais que je ne voulais pas voir
quand je suis devenue adulte, Paris est devenue la ville lumière qui attirait la provinciale que j'étais par ses musées et ses possibilités de culture infinies
maintenant je suis expatriée, Paris est une fierté, la ville que le monde nous envie, la ville où je vadrouille à pied avec un sentiment de bien-être et de gratitude mêlés
et puisque Paris est un sujet inépuisable de photographie, il est naturel que j'arpente ses arrondissements, ses quais, ses îles, ses parcs, ses musées, ses passages, l'appareil photo au cou
il est tout aussi naturel que les expositions consacrées au 8ème art m'attirent 
et j'ai la grande chance d'avoir des amies qui connaissent ce même pouvoir d'attraction
j'ai donc profité de mes trois semaines de vacances en France pour visiter mon étudiant et, 
comme il fallait le laisser bosser un peu, mes pas m'ont conduit à l'exceptionnelle exposition proposée actuellement au Jeu de Paume

Dorothea Lange est une pionnière de la photographie documentaire, l'actrice majeure d'une grande investigation iconographique sur la société rurale américaine des années 30
née dans le New-Jersey, elle démarre sa carrière à new-york, puis à san francisco où elle commence par ouvrir un studio de portrait
mais c'est un désir de vérité et la Grande Dépression qui touche l'Amérique profonde 
qui la poussent à déplacer son champ d'action dans la rue et à se lancer dans le documentaire social engagé
resituons l'époque, l’Amérique connaît une crise sans précédent avec, de façon concomitante, le krach boursier de 1929 et une sécheresse dans les états du Sud 
soucieuse du sort des laissés pour compte, Dorothea Lange veut sensibiliser les citoyens à la pauvreté qui les entoure et publie notamment An american exodus  
c'est ainsi qu'elle attire l'attention de la Farm Security Administration (créée par Roosevelt pour venir en aide aux agriculteurs ruinés) qui la recrute et va lui confier deux missions entre 1935 et 1941 

pour ses voyages d'études sur le terrain, elle va couvrir vingt-deux Etats différents et témoigner comme personne de la situation des sans-abris, des chômeurs, des migrants ayant quitté le Middle West pour la Californie rurale,
c'est à ce moment-là qu'elle va produire des images iconiques, comme Migrant Mother (Mère migrante, 1936) qui mettent en lumière les difficultés extrêmes qu'affrontent les personnes broyées par l'économie de l'agriculture industrielle

le 6 mars 1936, Dorothea Lange rentre chez elle, le coffre chargé de pellicules, aprés une mission d'un mois en solitaire à photographier les ouvriers saisonniers de la côte ouest quand elle remarque un panneau signalant un camp de cueilleurs de petits pois... la photographe passe tout droit, pressée de retrouver ses enfants
pendant trente kilomètres, pourtant, quelque chose la tiraille... elle décide de faire demi-tour et 
se retrouve dans le camp de Nipomo ou sont entassées des familles de migrants
elle y rencontre Florence Owens Thompson
la femme lui donne son âge, 32 ans, lui explique être veuve depuis 4 ans et mère en charge de 6 enfants qu'elle nourrit comme elle peut, de trouvailles et en vendant le peu qu'elle possède
Dorothea ne passe que quelques minutes avec elle, échange quelques mots, s'approche graduellement et réalise six prises de vue de la jeune mère anxieuse, au visage marqué et au regard perdu dans le vide...l'un des portraits fera le tour du monde

ses photographies étant propriété de l'État, elles sont rapidement publiées, 
la FSA prend l'initiative de créer un département photo qui sera les plus vastes archives photographiques jamais constituées aux Etats-Unis, regroupant plus de 130 000 négatifs ; le but est d'utiliser la photographie rationnelle et neutre comme arme pour convaincre le Congrès et les Américains de la nécessité de débloquer des fonds
le travail de Dorothea va bel et bien avoir valeur d'élément déclencheur pour le gouvernement fédéral qui en le visionnant va décider dans le cadre de sa politique du New Deal le déblocage d'une aide d'urgence de nourriture et la construction de camps d'hébergement au profit des travailleurs agricoles migrants pour tenter d'endiguer la pauvreté dans les régions rurales

si dans le cadre de la FSA, les photographes étaient soumis à des directives et ne pouvaient exprimer leur touche personnelle, Dorothea va peu à peu se détacher de ce carcan,
elle continue à stimuler l’empathie du spectateur mais, plus qu'un regard informatif et neutre, elle porte son humanité en bandoulière comme son appareil photo
non seulement, son travail devient source iconographique mais il relève sans conteste du domaine de l'art
Dorothea Lange a un oeil, ses cadrages sont pensés, épurés, subtils, et parfaitement intemporels
car ce focus sur des réfugiés climatiques, des caravanes de migrants, la misère économique résonnent avec notre époque

morte en 1965, Dorothea Lange demeure l'icone de la misère humaine de l'entre-deux-guerres, elle incarne à jamais les exclus du rêve américain

l'exposition est visible jusqu'au 27 janvier au Jeu de Paume

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08 novembre 2018

national botanical garden # pretoria

l'équipe randonnées de Jobourg Accueil nous propose des trails assez sportifs quand on conçoit que la ville se situe déjà sur un plateau à 1800 mètres d'altitude, sans compter une météo qui peut vite devenir écrasante...
mais nous pouvons profiter aussi de balades plus tranquilles dans le but de marcher au vert et d'exercer notre oeil en prenant des photos de la nature environnante
voilà notre dernière sortie au jardin botanique de pretoria

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02 novembre 2018

white daffodils !

il faut bien le dire, il y a très très très longtemps que l'on n'avait pas parlé tricot par ici...
force est de constater que j'agite nettement moins mes aiguilles depuis que je vis dans l'autre hémisphère 

mais l'invitation de nadia à tester son nouveau pattern daffodils ne m'a pas vu hésiter une seconde !
j'ai choisi de faire une version unie avec de la cascade superwash en colori écru pour un style que l'on pourrait qualifier de "nordic spirit"
j'ai profité de vacances au vert avec mon fiston
pour une séance photo dans les bois derrière chez nous qui n'est pas tout à fait chez nous, au pied du Vercors

le modèle daffodils par nadia crétin-léchenne est disponible dès aujourd'hui, ici sur ravelry

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22 octobre 2018

le Lesotho à moto # day 3

il y a près d'un an de cela,
lors d'une viite avec d'autres françaises expatriées en goguette,
je me souviens avoir entendu l'une d'entre nous
dire qu'elle s'absentait pour aller visiter le golden gate (sous-entendait National Park)
je me souviens avoir été un brin admirative de pouvoir sauter dans un avion pour partir à san francisco...
j'étais juste ignorante du fait que l'afrique du sud compte aussi son golden gate
et nous avons pu le découvrir lors de notre dernier jour en quittant le lesotho !
point de pont haubanné rouge, ni de fog...
mais des paysages à couper le souffle !
et un passage dans la charmante petite ville de clarens pour clore ce chouette road trip à moto

let's go on the road again !

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11 octobre 2018

purple spring #2

vivre dans l'hémisphère sud, latitude 26°, longitude 28° est, qui plus est à 1 767 mètres d'altitude
offre la belle opportunité de revoir son savoir botanique
s'il est un roi parmi les arbres qui s'épanouissent en afrique du sud, c'est bien le jacaranda !
dès la fin septembre, il est attendu, on guette sa floraison, on redoute une pluie diluvienne qui viendrait anéantir ses fleurs et les mettre à terre...
et on se régale à se balader dans les rues qui semblent se refermer grâce à un plafond de grappes parme 
et à fouler un gigantesque tapis de confettis telle une marée mauve

une petite leçon d'histoire...
le jacaranda mimosifoliaest un arbre très répandu dans les pays au climat tempéré
autochtones d’Amérique du Suddont il est originaire (ils prolifèrent à Buenos Aires,
cette essence à la floraison flamboyante a signé son arrivée à Johannesburg en 1880,
au moment de la ruée vers l’or sur le Witwatersrand
quelques agriculteurs avaient apporté avec eux des graines du Cap
l'entrepreneur en arbres William Nelson, dont l’entreprise était connue sous le nom de Nelsonia Nurseries, aurait planté environ 106 kilomètres d’arbres dans les rues de la banlieue nouvellement créée de Kensington
la tâche aurait duré six mois, un exploit !
ça aurait été la première fois en Afrique du Sud que des arbres de rue aient été plantés à une si grande échelle

aujourd’hui, Pretoria gagne dans le duel face à sa voisine un peu plus au sud, Johannesburg
la ville profite d’une couverture violette sans précédent, avec près de 70 000 jacarandas
pourtant, il n’y a pas si longtemps, le jacaranda a failli être classé comme plante exotique
envahissante et sa reproduction a été menacée d’être interdite
mais Pretoria ne pouvait perdre son statut de « Jacarandas city »
il a donc été convenu que les Jacarandas existants ne doivent pas être éradiqués...

ce matin, j'ai profité d'une visite toute personnelle menée par une amie qui a son nid au milieu de ce trésor botanique !
un point de vue pour commencer dans la petite réserve de Groenklof où zèbres et gnous paissent tranquillement
et puis nous avons arpenté la colline des ambassades et autres résidences majestueuses,
avons fait une incursion à la Brasserie de Paris dont le bâtiment a été inspiré par Le Corbusier, 
et nous sommes exclamés cinquante fois sur la beauté des allées, les contrastes inédits avec les bougainvilliers, hibiscus, fleurs de cactus et autres arbres inconnus qui explosent tel un feu d'artifice inédit !

sans oublier un détour par la Herbert Baker street où s’épanouissent les très rares jacarandas 
blancs
dans cette seule rue, pourquoi ?
un horticulteur amateur, ancien directeur municipal des parcs de Pretoria,
avait voulu tester les graines en les plantant dans un seul chemin...

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09 octobre 2018

l'identité du travailleur mise en photos

l'exposition the complete worker à travers l'oeil de william matlala, 
offre un témoignage poignant
de l’ordre social à travers le quotidien, les difficultés et les luttes
des travailleurs noirs de 1983 à 2018
au-delà d'un travail iconographique sur le monde des travailleurs,
c’est le regard bienveillant de william matlala, sur la vie de ses collègues,
car l’homme a démarré sa vie professionnelle en tant qu’opérateur dans une usine
de produits alimentaires
il a commencé à prendre des photos un peu par hasard en 1982, afin de compléter son salaire
résultat, en 35 ans de carrière, il a emmagasiné plus d’un demi-million d’images et ainsi produit
une œuvre essentielle
cette rétrospective est un échantillon infime de son travail, quelques dizaines de photographies
sélectionnées parmi des milliers, mais qui apportent une contribution remarquable à la lutte des
travailleurs
l’exposition est présentée à l'intérieur d'une galerie circulaire, en parallèle d’une frise
reprenant la chronologie du mouvement ouvrier
on peut y voir comme une métaphore du rapport au temps, le cycle du travail et de l’évolution
du mouvement syndical
des clichés intemporels dont seules les couleurs et les critères de mode permettent de les replacer
dans le cercle du temps
les photographies témoignent de la dignité des travailleurs, de leur détermination, par le biais de
portraits individuels percutants, mais aussi de scènes collectives où émerge un fort potentiel de
camaraderie
les clichés sélectionnés donnent à voir ces moments où les travailleurs échappent au contrôle des
patrons, quand ils lèvent les yeux de leurs machines, quand ils rient pendant le
déjeuner ou qu’ils prennent la parole lors de meetings
il semble que william matlala obtienne avec cette exposition dans l’incontournable et incontesté
Musée de l’Apartheid, la reconnaissance qu’il mérite après avoir passé toute sa vie
à s’immerger dans la vie ouvrière et à poser son regard plein d’humanité sur les acteurs de cet
ordre social
« à 63 ans, il se dit toujours photographe de rue. Son humilité dément la contribution de son
travail en tant que chronique et rappel de la non-durabilité de l’inégalité croissante d’une structure
de l’économie qui exploite une masse de travailleurs au profit de quelques-uns »
(First Thing, Daily Maverick)

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07 octobre 2018

l'Afrique du Sud, ou la culture du sport !

s’intéresser à la culture de l’Afrique du Sud passe immanquablement par assister à un match de rugby ou de cricket, les sports rois de la nation 🌈 

nous avons été intronisé en février avec une rencontre de cricket disputée entre les proteas sud-africains contre l'équipe national d'inde
pour les peuples indien et pakistanais, il faut savoir que le cricket a été utilisé comme un instrument singulier de lutte contre la domination coloniale de l'empire britannique au début du XXe siècle
on mesure donc, bien au-delà de l'enjeu sportif, le symbole d'une confrontation de deux pays qui ont connu l'oppression...

et puis, hier nous nous sommes frottés à l'autre sport embématique, le rugby
nous avions rendez-vous avec un match au sommet, la confrontation suprême : afrique du sud vs nouvelle-zélande, les springboks vs les all blacks  🏉 
d'abord, observer époustouflés les coulisses aux abords du stade, les 4x4 et autres bakies au coffre arrière ouvert, les braiis (entendez barbecues en mode sudaf) et les glacières monumentales sortis, les tables et fauteuils de camping déployés et tout ce petit monde qui célèbre le sport avec un prologue conséquent et une 3ème mi-temps à rallonge !

entrer dans le stade Loftus Versfeld de Pretoria habillé de vert, sentir son coeur bondir à l’écoute de l’hymne nkosi sikelel'l afrika, (se sentir un brin frustrée de n'avoir pu entendre le haka des "adversaires" tant le public braillé pour ne pas se montrer impressionné !), s’embraser pour les envolées et les actes de bravoure des Springboks et forcément admirer les all blacks 🖤 qui excellent à se réveiller en sursaut pour battre le 15 africain qui avait pourtant dominé pendant 80 minutes...
mais au final se congratuler avec ses voisins néo-zélandais parce que le rugby, c’est ça, deux équipes, un gagnant mais l’amour du jeu et un bon esprit dedans 🇿🇦🏈🌈🏉 🇳🇿

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02 octobre 2018

shopping down town !

faire du shopping à joburg sous-entend bien souvent, aller dans des shopping malls, plus ou moins grands, mais toujours formatés autour de grandes surfaces Woolworths (entendez Woolies, comme disent les habitués) ou Pick n'Pay
dans un contexte où l'insécurité continue à perdurer, ces malls ont la faveur des sud-africains plus ou moins aisés, des africains ayant accédé à la classe moyenne et, avouons-le, des Français et autres expatriés qui retrouvent ici des repères, avec parfois même des marques européennes...
si Johannesbourg se révèle un temple de la décoration avec quelques enseignes haut de gamme qui exploitent l'africanité et le style qui se décline à l'envi dans les allées du salon Maisons & Objets, on ne peut pas dire que la mégalopole sud-africaine brille par ses magasins voués à la mode
bref, facile ici d'être consomm'acteurs et de se plier à la consigne de la "slow conso"...

pourtant, quand Jo, la dynamique créatrice de Past Experiences, nous propose un shopping tour down town, on s'assure de prendre un tote bag en étant sûre de vivre une séance shopping peu ordinaire...
nous commençons à ferreirasdorp, là même où Mandela avait situé son cabinet d'avocats
le quartier fourmille de vie et de bruits, la couleur est partout, la circulation est dense, c'est un tourbillon auquel on se laisse porter
notre petit groupe de Françaises s'extasie dans les rayons fournis d'un magasin de tissus africains, le wax côtoie le shweshwe typiquement sud-faricain, trois garagistes nous interpellent trop contents de nous parler un peu français, le magasin suivant décline les blankets des bergers basatho du Lesotho (on y revient !) et pour finir, nous débarquons dans le Chinatown du CBD (Central Business District)
sans oublier un détour par une boutiquette spécialisée en muti
que se cache derrière ce mot zoulou ?
des herbes, poudres, potions et fétiches nécessaires aux médecines traditionnelles croisées indienne et africaine

nous avons fini notre matinée par un déjeuner dans l'un des restaurants les plus incontournables, Urbanologi
son architecture industrielle conçue par l'iconique Haldane Martin, ses tables mécanos, sa brasserie intégrée au coeur du restaurant et ses magnifiques décors peints sur brique a valu à cette "place to be" de recevoir un "restaurant & bar design award",
mais le design ne fait pas tout, la carte est aussi éloquante que le décor, on peut goûter à une cuisine inventive et savoureuse à base de tapas sans compter une dégustation des bières produites artisanalement sur place

tous nos invités sont passés ou passeront par cette adresse coup de coeur !

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29 septembre 2018

le Lesotho à moto # jour 2

suite de notre road trip au lesotho, où le temps semble s'être figé,
nulle pollution, nulle publicité et trace de société de consommation
la route se fait piste parfois et la météo capricieuse nous fait l'honneur de ne se réjouir que la nuit
nous roulons avec un sentiment d'infini et d'éternité difficile à expliquer
une impression de bout du monde,
quand on décide d'un stop pour prendre la mesure des éléments et des perspectives tant horizontales que verticales,
on surprend un groupe de femmes faisant la lessive dans un courant d'eau, une grappe d’enfants surgit au détour d’un lacet de bitume, un berger apparait sur la crête la plus proche,
les cultures mises en terrasses par la main de l'homme ou par des attelages de deux boeufs dessinent une mosaïque
des failles zèbrent les champs et aspirent l’humidité pour former des rubans d’arbres au vert tendre qui déchirent le tapis aride de terres ou de pierres selon les versants et leur exposition au soleil...

trois jours seulement et l'impression d'être partis loin et longtemps...

c'est parti pou les images de notre deuxième jour !

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26 septembre 2018

le Lesotho à moto # jour 1

les grands espaces nous émeuvent...
je me souviens d’un road trip au Canada savamment composé par notre amie québecoise Marie, 
je me souviens avoir arpenté des pistes à peine formées dans le cœur de l’Islande sans croiser âmes qui vivent ni même un mouton pendant quatre à cinq heures 
la traversée de glen coe dans les highlands écossaises nous a littéralement scotchés
il fut même un temps où nous avons campé au milieu du Kénya avec les animaux pour seuls voisins, 
et sans aller loin, les sommets du Vercors nous enchantent comme au premier jour…
ces espaces infinis nous touchent et nous ramènent à l’essentiel, la terre à l’état brut, vierge comme au jour de la Création, que nulle main d’homme n’a  abimée…
dans nos rêves les plus fous, nous rêvons de plaines de Mongolie ou d’espaces inviolés au Kirghizistan ou au Yemen
mais jamais nous aurions imaginé vivre un voyage hors du temps, à trois heures de la bouillonnante Johannesburg

pour ce grand week-end incluant l’heritage day (ce jour férié où chaque communauté arbore et porte fièrement les coutumes et costumes de sa tribu, de son pays), nous sommes partis à moto au Lesotho
cette petite enclave en territoire sud-africain, traversée par la chaîne du Drakensberg, est rien de moins qu’une pépite
sa découverte nous a bouleversés !

je vous emmène pour notre première journée…
nous traversons des étendues grandioses dignes des scènes de far-west américain pour quitter l'afrique du sud et entrons au lesotho par le caledon poort
ce sont d'abord des plaines dont les plantations et pailles seules rescapées de la saison sèche donnent une lumière d'or au décor !
en nous dirigeant dans le district de Leribe et en passant le Mafika Lisiu (3 090 mètres), nous mesurons combien le surnom de « royaume dans le ciel » sied à merveille à ce petit pays (sa taille est équivalente à la Belgique)
au sortir de l'hiver, la neige couvre encore les bas-côtés…
au fur et à mesure que nous roulons, il nous semble quitter peu à peu la civilisation et partir à la rencontre d’un peuple dont les habitudes n’ont guère changé depuis des lustres
nous nous posons pour la nuit dans une pension qui semble être le repère des bikers 
une vue imprenable face au katse dam avec sons et lumières, puisque un arc-en-ciel précèdera le soir un fort orage avec éclairs zébrant ciel et eaux
d'ailleurs, la nature se déchaine et nous finissons de manger et rejoignons nos chambres à la bougie...

suivez moi au lesotho : attention, coup de ❤︎ !
(petite frustration néanmoins, photographier en roulant donne de l’élan aux images certes, mais le flou domine au visionnage)

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