blabla, etc

22 juin 2021

great karoo #2 (graaff-reinet & nieu bethesda)

le grand karoo est surtout admirable par ses paysages XXL,
ses massifs rocheux vermillon semblant s'embraser à l'heure dorée,
ses vallées à perte de vue dignes des plus grands décors de western !

pourtant deux villes de cette région nous ont charmé :
graaff-reinet à l'architecture cap dutchienne qui abrite l'incontournable hôtel drostdy (qui a un petit air de rue crémieux à paris ;)
et surtout nieu-bethesda, une petite bourgade de moins de 100 âmes mais avec une atmosphère qui nous a enthousiasmés 
tant nous avons eu plaisir à nous balader dans se rues, à observer ses maisons au charme unique, sans oublier de visiter l'incontournable "owl house" de helen martins dont la maison et le travail ne sont pas sans rappeler l'oeuvre de notre facteur cheval national

je vous emmène sur nos pas...

pour la petite histoire...
la ville de graaff-reinet a été fondée en 1786 par les trekboers (littéralement en afrikaans, des paysans voyageurs, des agriculteurs nomades descendants de colons nééerlandais, de huguenots français et de protestants allemands, qui entamèrent leur migration depuis les environs du cap à partir du XVIIème siècle et au cours du XVIIIème siècle en plein désert du karoo)
la ville fut baptisée en l'honneur du gouverneur de la colonie du cap, cornelis jacob van de graeff et de sa femme reinet
centre administratif pour les régions du Camdeboo et du Sneeuberg, le district de graaff-Reinet comprend alors tous les territoires entre l'océan indien et le fleuve orange

en 1795, les habitants érigèrent brièvement leur ville en république administrée par un volkstem ("la voix du peuple")
à peine une année plus tard, les anglais reprennent le contrôle de la totalité de la colonie du cap y compris l'éphémère république de graaff-reinet avant d'être restituée aux néerlandais puis de repasser définitivement sous pavillon britannique en 1806

c'est à partir de 1804 que le bourgmestre suédois et l'architecte français louis-michel thibault entreprirent de faire de graaff-reinet « la perle du karoo » qui compte aujourd'hui plus de 200 bâtiments inscrits au patrimoine national
thibault y construit notamment le drostdy (où nous avosn séjournér) c'est-à-dire la résidence pour le représentant du gouverneur
en 1836, des fermiers de graaff-reinet quittent le district entrainant avec eux de nombreux boers dans le fameux grand trek 

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21 juin 2021

great karoo #1 (la vallée de la désolation)

retour sur notre week-end de pâques...

sur la terre sud-africaine, le karoo tient une place majeure

sur une superficie de presque 400 000 km2 dans le nombril géographique du pays, il est dit qu'il est l’un des lieux les plus silencieux sur terre...
comme d’autres zones semi-désertiques sur terre, le grand karoo chevauche le 30° parallèle sud
cette latitude, couplé avec son emplacement dans l'ombre pluvieuse de la ceinture plissée des montagnes du cap, signifie que le grand karoo ne reçoit qu’environ 75 ml de pluie annuellement
le karoo supérieur compte en son sein la vallée de la désolation, une merveille naturelle déclarée monument national d'importance géologique et scénique dès 1939 
imaginez des colonnes stupéfiantes de dolérite (connues sous le nom de «cathédrale des montagnes», elles sont le produit de forces volcaniques et érosives qui ont mis 100 millions d’années à se former !) des falaises abruptes tombant à 120 mètres du fond de la vallée et des montagnes au sommet plat appelées karoo koppies, c'est éblouissant !
au nord, on observe le plus haut sommet de la chaîne de montagnes du sneeuberg
nous empruntons le sentier crag lizard pour profiter d'une vue plongeante sur graaff-reinett et son environnement époustouflant
nous évoluons aussi quelques heures dans le parc national du camdeboo, sillonnant dans le parc, entre zèbres, autruches, chacals, springboks (l'animal, emblème du pays) et des suricates qu'on ne se lasse pas d'observer s'amuser...
(apparté, nous évoluons toute le week-end au gré de nuages de criquets, ces insectes qui font des dégâts incommensurables dans les cultures, c'est assez déroutant...)

entre formations et pitons rocheux, l'oeil porte à des centaines de kilomètres
c’est un territoire d'espaces infinis, d’horizons "grand angle", de chaînes de montagnes escarpées et coniques, un ancien fond marin intérieur et un ciel tellement pur pour observer le plafond étoilé qu'un des plus grands observatoires du monde y est implanté

assurément, le karoo est un grand de coeur de nos découvertes sud-africaines !

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02 avril 2021

leopard trail, dans la vallée des babouins

je continue ma mise à jour, nous sommes en mars lorsque nous partons randonner cette fois,
les conditions sanitaires sont idéales, le virus ne sévit quasiment pas, la belle saison y est sans doute pour beaucoup
et les touristes ne pouvant pas venir jusque nous, le pays nosu appartient 

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frique du sud est un pays fascinant, ses paysages ne finissent jamais de nous surprendre et de nous laisser sans voix...
du nord au sud, d'ouest en est, la nature y est sauvage, démesurée, époustouflante, vertigineuse
c'est incontestablement le pays de l'outdoor !
et cela réveille le goût de la marche, ou l'attise si vous l'aviez déjà...

bref, on ne change pas une équipe qui gagne, je suis repartie avec mes copines du namib'100 me perdre sur les chemins de randonnée, en traversant cette fois le baviaanskloof ("la vallée des babouins" en afrikaans)

72 kilomètres seules au monde, 1433 mètres de dénivelé, le thermomètre qui tutoyait les 38 degrés et un parterre de fynbos endémique du massif du karoo incroyable de beauté

condensé en images de cette chouette échappée !

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08 mars 2021

échappée surprise dans le bush

bientôt quatre ans que nous serons arrivés en afrique du sud,
et chaque année à partir de mars commence à s'annoncer le départ d'amis
arrivés comme nous pour vivre une page d'expatriation

alors, ce week-end, pour profiter d'une échappée entre copains,
nous avons déniché une nouvelle chouette adresse,
à près d'une heure de joburg, au nord de pretoria, la kigelia farm & lodge

ici, il suffit d'une heure pour vivre out of africa
chanceux que nous sommes, nous pouvons vivre l'évasion à portée de notre porte 

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22 février 2021

pondoland, un goût de bout du monde

marcher pour oublier la marche du monde
fouler la terre pour taire notre peine de ne pouvoir rentrer en france de sitôt puisque les français de l'étranger sont contraints d'y rester jusque nouvel ordre
le virus nous laissant un peu de répit ici, je me suis laissée embarquer dans une équipée de filles aimant randonner...
5 jours, 5 étapes, 5 copines !
nous sommes parties sur la wild coast, la côte sauvage qui porte bien son appellation se mérite 
c’est la région la mieux préservée d’afrique australe, et pour cause c’est aussi la plus difficile d’accès : impossible d’admirer ce petit bijou à l’écosystème unique sans envisager transpirer un peu… 
pas de route côtière, ni de pistes directes, et c’est précisément dans cet isolement que réside tout le charme de cette terre xhosa nommée pondoland

au fil de ce trail, nous avons progressé entre l’océan indien et la côte littorale aux paysages changeants, entre les pitons des falaises abruptes et la forêt subtropicale luxuriante, entre les plages spectaculaires et les collines herbeuses dignes des alpages de mon coin de france, entre les embouchures de rivières variant au gré des marées et les petits villages xhosas aux rondavels traditionnels… 
les éléments naturels y sont âpres, le vent peut être violent, la pluie frappante, le soleil torride, les orages dévastateurs !
bref, le pondo trail n’est pas qu’une randonnée, c’est un voyage, une expérience, une aventure 
et celle-ci n’aurait pas été humainement aussi riche et sincère sans luigi et anna, fondateurs de wild child africa et gestionnaires hyper impliqués des camps où nous avons séjourné (une partie des bénéfices de location est reversée aux communautés locales)
grâce à leur connaissance et surtout à leur amour de cette région, ils ont enrichi notre séjour d’anecdotes historiques, de veillées savoureuses et d’attentions délicates. Les repas du soir, appréciés comme réconfort après les efforts de la journée, étaient composés de plats traditionnels locaux, de langoustes ou poissons pêchés du jour sur les charbons d'un braai et sous les frondaisons des milkwoods : un  privilège !

l’ancienne région du Transkei s’étire sur 250 kilomètres, chevauchant les provinces du cap-oriental et du kwazulu-natal
en raison du manque d'industries, d'infrastructures et de possibilités d'emploi, la région est principalement habitée par des femmes, des enfants et des retraités

les écoles, les centres communautaires et les hôpitaux sont rudimentaires et surpeuplés
pendant positif de ce manque d’infrastructures routières, le littoral reste le territoire secret le mieux gardé de l’Afrique australe, car il reste accessible qu'au prix de longues marches
le choix d’un tourisme à faible densité, exclusif, à faible impact environnemental, combiné à un microclimat subtropical unique, fait du pondoland un épicentre de biodiversité qui abrite une grande quantité d’espèces végétales, animaux et oiseaux indigènes et endémiques : cette écorégion réunit 1 400 plantes dont certaines si rares qu'elles n'ont qu’un nom local connu Par exemple, l'arbre à thé du Pondo Lydenburgia Abbotti, l'arbre endémique le plus rare d'afrique du sud avec seulement 200 à 300 spécimens dénombrés

voilà, nos hôtes nous avaient prévenus : ceux qui sont venus au pondoland ne peuvent l'oublier !

ce littoral façonné par le puissant océan indien est riche en énergie, il galvanise, dynamise et laisse des souvenirs indélébiles
embrasser ce territoire en dehors du temps nous a ressourcées et fait oublier la marche folle du monde

PS : je pense à ceux qui souhaiteraient vivre cette expérience,  je décompose nos cinq jours de randonnée

Jour 1 : L’arrivée. 
A la limite sud de la réserve naturelle de Mkambathi, le camp de Msikaba est construit discrètement à l'orée de la forêt côtière avec un accès immédiat à l’océan et à la phénoménale rivière Msikaba. L'estuaire est le plus profond d'Afrique du Sud atteignant jusque 35 mètres de profondeur. Cet environnement protégé est un sanctuaire d'une importance vitale pour la vie marine. C’est ici que nous que nous profitons de notre première soirée avant de chausser dès le lendemain nos chaussures de marche pour 5 jours. Pondoland, nous voilà !

Jour 2 : Le parcours entre Msikaba et Luputhana compte 16 kilomètres. Il sollicite de l’endurance, sans présenter de difficultés techniques. Sur cette frange du littoral, le relief est relativement plat. Nous découvrons un territoire qui semble inviolé. Les points forts du jour sont Goss’s Point et le magnifique estuaire de Mkweni. Des bancs de dauphins communs jouent dans les vagues, à trente mètres de la côte, accompagnant notre progression. Le spectacle est hypnotique. En milieu d’après-midi, nous rejoignons le camp de Luputhana, aux tentes parfaitement intégrées dans les dunes boisées. Les pieds de certaines commencent à afficher les marques de fatigue, on soigne les ampoules, nourrit les plantes de pied, badigeonne de l’anti-moustiques. Et on conclut la journée par une séance de yoga et d’étirement avec vue. Quelle récompense. Une vivifiante pause apéro sur la plage conforte l’état de relaxation dans lequel nous sommes. Premier jour validé !

Jour 3 : La partie entre Luphuthana et Mbotyi est l’étape la plus longue avec 18,5 kilomètres. Une pluie drue et un vent puissant de face vont tester notre résistance. Cela ne gâche pas notre plaisir de découvrir au cœur de récifs cachés la Waterfall Bluff haute de 80 mètres (elle fait partie des 5 chutes existants au monde qui plongent directement dans la mer, 3 de ces cascades se trouvent sur la Wild coast). A Bessie’s Caves, nous nous protégeons sous la grotte où les pêcheurs ont l’habitude de venir faire un feu de bois pour faire griller les moules qu’ils ont pêché en contrebas. Sous la pluie, nous progressons vers Cathedral Rock, ce décor naturel stupéfiant n’est pas sans rappeler l’aiguille creuse d’Etretat. Une météo plus clémente nous aurait permis de profiter des piscines d'eau douce sur la rivière Mlambomkulu. Dans l’après-midi, le ciel se calme. Nous croisons quelques pêcheurs à la ligne venus des villages éloignés, lancer l'appât. Nous gagnons le Mtbotyi River Lodge pour la soirée 

Jour 4: La randonnée s’annonce plus facile avec 11 kilomètres entre Mbotyi et Manteku. En pénétrant l’intérieur du plateau, nous traversons Mbotyi, un concentré de hameaux raccordés par des sentiers, la vue porte par-delà les collines est bouleversante de beauté. Computer, notre jeune guide, affable et impliqué, nous offre de visiter les deux bâtiments qui composent sa maison et qu’il a bâtis de ses mains. Il nous fait rencontrer sa communauté chaleureuse et accueillante. Nous faisons une halte dans l’unique magasin des alentours qui tient lieu de lien social, les jeunes se confrontent au billard, les mamans, leurs bébés dans le dos, font la lessive dans le ruisseau adjacent.

Nous laissons les hautes falaises accidentées de la veille pour des collines verdoyantes ondulantes finissant leurs courbes dans l’océan. Ces verts pâturages font le bonheur de troupeaux de vaches, moutons et chèvres, laissés libres de leur progression, sans surveillance. Nous progressons sans difficulté. A l’approche de notre camp du soir, sur le versant opposé, nous devinons les bungalows en toit de chaume. Mais dernier obstacle, le lit de la rivière est trop haut, nous confions nos sacs pour une traversée à sec et franchissons le cours d’eau à pied : au diable nos vêtements mouillés, la douche nous attend de l’autre côté ! Le camp de Manteku est un véritable coup de cœur ! Un coin de paradis, rien de moins. D’ailleurs, il est tôt, nous décidons de remonter en canoë la rivière, profitant de la quiétude de ces lieux vierges, observant la forêt de mangrove et les oiseaux qui la peuplent (comme le martin-pêcheur géant), admirant le lancer de filets de deux pêcheurs locaux…

Jour 5: Entre Manteku et Ntafufu, 10 kilomètres que l’on aborde avec facilité. Mais c’est sans compter le soleil revenu, généreux, qui a décidé de darder ses rayons très tôt. Heureusement, une brise marine poussée par l’océan devient salvatrice quand l’astre cogne au zénith. Les points de vue panoramiques sont à couper le souffle. Entre la charmante plage de Black Sands et celle impressionnante et immaculée de Ntafufu, plusieurs bras de rivières traversent notre chemin. En fonction de la marée, nous alternons entre les passages à gué, jouant les équilibristes de pierre en pierre, ou nous nous déchaussons pour éviter de continuer les pieds mouillés. Sur la plage, nous profitons du retrait de l'eau pour marcher sur le sable mouillé plus ferme. En fin de parcours, nous pénétrons un couvert végétal très dense, qui compte notamment une variété de palmier spécifique que l’on ne trouve qu’ici. Notre camp Ntafufu est idéalement situé, avec une belle plage de 3 kilomètres exclusivement pour nous. Pour y accéder, nous traversons en canoë le lit large et trop profond de l’estuaire Manteku qui serpente sur 7 kilomètres en amont et abrite un système de mangroves de trois types : white, black and red mangroves, avec une faune aviaire prolifique. 

 Jour 6: C’est notre cinquième et (déjà) dernier jour, la distance est courte. Pas plus 5 heures de marche depuis Ntafutu pour clore ce trail, mais quelques passages délicats nous attendent qui pourraient ralentir notre progression. Effectivement, après avoir progressé à flanc de collines, nous arrivons à un promontoire depuis lequel la vue en contre-bas est vertigineuse. Des chèvres étonnamment plus alertes sont là et semblent nous narguer, ignorant la dangerosité du versant abrupt. Notre guide est inquiet, l’une des nôtres a du changer de chaussures, ses running glissantes et une sensation de vertige ne lui facilitent pas la tâche. Un dernier à-pic au dessus du vide, émotions fortes garanties ! On colle au plus près de la paroi, pour franchir l’aplomb. Et nos bâtons nous aident à surmonter la difficulté. Nous alternons entre les avancées à flanc de collines en montées et descentes et les longueurs de plage sauvages, toujours désertes. Un parfait coin à pique-nique se révèle infesté de tiques (attention, il faut se méfier de ces insectes microscopiques sur la côte sauvage). Pas grave, on se déplace, les spots de pause sécures sont légion. Nous rejoignons Port St-John pour la pause déjeuner. Notre trail est terminé, et nous sommes déjà nostalgiques !

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19 janvier 2021

éléphants & lions, émotions & grands frissons !

nos envies d’évasion ne riment pas avec ostentation,
nous aimons privilégier les adresses de lodges en osmose avec la nature, et à ce titre, plains camp est une pépite, au cœur du kruger, entre la sabi river et la sand river

loin du monde turbulent et de son actualité malade, c’est une expérience authentique et intimiste, hors du temps avec quatre tentes en guise de chambres, un salon comme pavillon d'observation et une salle à manger coiffée de ventilateurs remuant la touffeur de l'été austral dont janvier est l'apogée
des pluies salvatrices arrosent le kruger depuis deux mois
le bush est verdoyant et luxuriant comme on l'a rarement vu !
évidemment dans ces conditions, il faut aiguiser son acuité visuelle : tout ce vert depuis le ras du sol jusqu'aux hautes branches des acacias ou des figtrees, c'est du pain béni pour la faune qui joue à cache-cache avec les photographes les plus zélés...
alors, forcément, la proposition de laisser le véhicule attitré et de partir à pied explorer la nature nous a enthousiasmés !
car plain camps offre, en plus des safaris traditionnels, l’opportunité de bush walks de 4 heures au petit matin

marcher, accompagnés d'un ranger hors pair et d'un tracker expert, offre une autre perspective...
en file indienne, nous progressons en silence derrière Mo et Amos, à l'écoute du moindre son, grognement, pépiement ou autres signaux de communication ou d'alerte
on établit des théories au vu des empreintes dans le sol sablonneux, on comprend comment les rhinos marquent leur territoire ou comment les éléphants usent de leur défense pour soulever l’écorce des arbres et se nourrir du substrat le plus bénéfique pour leur santé, on apprend à reconnaitre les chants des oiseaux, on s'émerveille devant le héron espèce rare en Afrique du Sud (200 individus en tout et pour tout) ou devant l'emblématique marula, arbre dont on fait de la liqueur ici et dont les éléphants sont friands
on se régale de basilic sauvage et on apprend à reconnaître la saponaire appelée ici soap bush...

mais nos marches n’ont pas été que bucoliques, elles ont été source de piquant !
deux jours de suite, nous avons été particulièrement chanceux, rencontrant à pied jusqu’à 5 lions et par 3 fois (Dieu merci, ils ont détalé, le ventre repu, quand ils nous ont aperçus)
sans parler du face à face inopiné avec une troupe d’une trentaine d’éléphants...
nos photos ne reflètent pas l’excitation et la tension de ces moments…
j’ai eu les jambes et l’assurance flageolantes un court instant, et déclencher l’obturateur était devenu tout à fait secondaire…
question émotions et grands frissons, on peut ajouter qu'en plus d'avoir observé buffalos, éléphants et lionne depuis notre chambre, on a entendu barrir les pachydermes juste de l’autre côté de la toile de nos tentes la nuit et on a bien repéré les traces de hyènes qui traversaient la salle à manger pendant la nuit…
bref, cette parenthèse que nous avons vécue avec notre fille en ce début d'année 2021 était un séjour d’exception ! 

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19 décembre 2020

namib'100 #5 et fin !

le 5ème et dernier jour, le spectacle est encore à couper le souffle ! 
nous évoluons dans la baie de la conception, conception bay, qui garde la trace du retrait de l’océan
une croute de sel marin rosé forme un paysage lunaire
une petite journée de 12 kilomètres et, à l’arrivée, pour mettre un point d'honneur à franchir notre 100ème kilomètre : un buffet d’huîtres et du champagne nous attendent !

we dit it! 

ce fut une formidable expérience, et ça m'a ouvert l'appétit, je ferai deux autres trails en février et mars (dont j'ai déjà rendu compte dans deux billets précédents), deux autres sont programmés en septembre et octobre, l'afrique australe offre une nature en démesure,
quelle chance j'ai de pouvoir la parcourir
en randonnant...

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18 décembre 2020

namib'100 #4

la 4ème journée, nous traversons des paysages ponctués de parterres de granit noir pour atteindre notre camp situé à conception bay
une baie où l'océan entrait fût un temps, mais qui n'a pas été caressé par les vagues depuis des années et des années...

l'équipe de "live the journey", organisatrice hors pair de ce trail, a choisi de situer notre campement du jour près d’un village abandonné d’anciens mineurs,
le décor abandonné est trés photogénique à la fameuse "golden hour" qui magnifie tout !

des oryx et un renard du désert pas frileux alléché par le fumet du braaï (barbecue en afrikaans) partagent notre territoire d’un soir
le spectacle est encore à couper le souffle ! 

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17 décembre 2020

namib'100 #3

le 3ème jour, nous partons de notre campement et démarrons notre journée de marche en passant devant l’une des épaves les plus connues du pays : le shawnee échoué en 1976

l'occasion de faire un peu de géographie...
traversé par le tropique du Capricorne, la namibie est bordée à l'ouest par un littoral atlantique interdit de 1500 kilomètres

un territoire âpre physiquement mais aussi dans les noms qu’ils portent : skeleton coast (côte des squelettes sur lesquelles jonchent des épaves échouées issues de naufrages et surtout des squelettes de baleines et phoques massacrées par des hommes), forbidden land (territoire interdit) ou sperrgebiet (zone interdite en allemand)...
à première vue, le désert du namib peut donc sembler un territoire vaste et désolé, dénué de vie, tant l’âpreté du terrain et un horizon à perte de vue uniquement constitué de sable dessine le décor d’une terre inhospitalière, voire hostile !
pourtant, des plantes et des animaux se sont adaptés aux climat et conditions extrêmes du désert
en été comme en hiver, des fluctuations marquent la surface du sol : 30 centimètres sous terre, la température quotidienne reste paradoxalement relativement stable (d'ailleurs nous marchons en plein été et ne souffrirons de la chaleur qu'en pénétrant les terres)
la rareté de l’eau est évidemment le plus grand défi pour la faune et la flore
mais la zone côtière présente un épais brouillard plus de 180 jours par an
et cette brûme côtière, système vital du namib, est clairement un facteur important contribuant à la diversité remarquablement élevée de la faune et de la flore dans un environnement extraordinairement aride

après avoir longé la côte sous cette brûme côtière qui nous accompagnera tous les matisn de notre trail, nous entrons dans le cirque des dunes pour la journée, le panorama sculpté par le vent est indéfinissable de beauté !

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15 décembre 2020

namib'100 #2

le second jour, c’est la journée la plus longue de notre trail dans le plus vieux désert du monde, 26 kilomètres !
nous longeons la côte où se prélassent des bancs d’otaries 

assurément, marcher dans le désert, c’est vivre une retraite comme un voyage initiatique
c’est se mettre au ralenti et s’extraire de la société connectée
c’est oublier la marche du monde et s’oublier beaucoup
et c’est continuer à rêver de sable et d’espaces vierges infinis bien après être rentrées…

théodore monod, grand arpenteur du sahara disait : « On entre en désert comme on entre en religion »
et c’est vrai que ce territoire particulier est comme un endroit sacré, qui impose le respect
c’est une école de résignation, on lâche prise face à la nature qui commande et on accepte de perdre ses repères
c’est une école d’endurance, de résistance à la fatigue, on ne se plaint pas, on reste attentive et réceptive à ce que nous offre cette expérience unique
c'est une leçon de frugalité, le superflu n’existe plus, le nécessaire se simplifie à l’extrême

Cinq jours durant, nous arrêtons de nous presser, nous enchainons juste un pas après l’autre et profitons du temps qui s’est figé, en retrait de la course folle du monde

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