je remonte le temps et fais un flash-back au 14 décembre quand  je suis partie visiter ma fille au liban...
quand l’avion amorce son approche vers l’aéroport de beirut, vous avez d’abord l’impression de plonger dans l’eau, avant que la ville et, juste en arrière-plan, les sommets enneigés apparaissent à travers les hublots sur votre gauche
un taxi m’attend, et dès les premiers tours de roues, je me sens transportée dans les images de Taxi Téhéran, le flux zigzaguant, les répliques de klaxons, une mosaïque de buildings dépareilés, l’atmosphère urbaine qui oscille entre brumes et poussières...
même si des images perçues dans la presse me le laissaient supposer, je suis frappée de voir les stigmates de la guerre, des immeubles aux façaces arrachées, telles des plaies béantes laissées pour ne jamais oublier...
il est 15 heures, j’ai posé ma valise, ma fille m’a rejoint
on s’arrête dans une petite échoppe pour se délecter de mana'ich (des pains ronds garnis de thym et de fromage, les meilleurs !), plus pour se régaler que pour se rassasier (j’apprendrais vite qu’il n’y a pas d’heure pour manger au liban, toutes les heures sont bonnes pour s’attabler)
on se dirige vers la corniche, il est 16 heures, la nuit ne tardera pas !
la lumière dorée étire déjà les ombres des palmiers sur le front de mer, les pêcheurs jettent leurs lignes et remplissent leurs seaux de poissons encore frétillants mais plus pour longtemps, les cormorans surveillent,
les beyrouthins marchent activement comme s’ils couraient au ralenti en tenue de sport, on s’insère dans le trafic ininterrompu de véhicules
et on fait une incursion sur le campus spacieux/prestigieux de l’AUB (l'université américaine) pour descendre down town, dans le quartier le plus occidentalisé rénové aprés la dernière guerre civile,
nous évoluons entre buildings hypra-modernes, boutiques de luxe et copies de monuments d'inspiration renaissance italienne qui sonnent faux, un brin bling bling
mais étonnament, l'on observe un site archéologique à ciel ouvert, au pied de la mosquée mohammed al amin où on assiste à un temps de prière sous les décors tout en ors et arabesques 
il est temps de prendre la clé de notre airbnb, dans le quartier bouillonnant d’ashrafieh
marie, une française que le liban a adopté, à moins que ce ne soit l’inverse, nous embarque et nous propose un premier voyage gustatif dans un restaurant arménien : un pur régal !
nous nous échappons de beirut, demain tripoli et une sacrée équipe de franco-libanaises nous promettent une journée euphorique...
à suivre !

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