un billet d'automne prêt et pas publié... je répare aujourd'hui l'oubli !

j'ai du mal à apprécier ces grandes expositions événementielles tant la foule nuit à la contemplation
lors de mon dernier séjour parisien, j'ai donc cherché les petites expos, les musées moins prisés pour aller à la rencontre d'oeuvres moins connues mais de les observer avec un sentiment de plénitude qu'exige l'exercice...

mes pas m'ont d'abord conduit au musée de montmartre qui consacrait ses cimaises à Georges Dorignac (1879-1925)
cet ariste (avouons-le, inconnu de moi avant cette journée) a fait l’école des Beaux-Arts de Bordeaux, sa ville natale, puis celle de Paris en 1898
aprés avoir affûté son art dans l’atelier d'un maître, il a vite préféré voler de ses propres ailes et entamer une carrière de peintre indépendant
dès 1900, il s’installe à Montmartre et ses premiers tableaux aux accents monochromes sont saisissants de réalisme,
mais le peintre est séduit par les scènes de la vie intime de l’impressionnisme : de ses portraits de maternité douce sourd un rapport intime aux oeuvres de Manet ou Berthe Morisot
pourtant, le génie de Dorignac est unique : ses toiles font naître une émotion et un sentiment profonds éveillés par une palette de couleurs harmonieusement choisie, un dessin impeccable et des modelés incomparables.
Rodin disait qu’il "sculptait ses dessins", pas le moindre des compliments venant de ce maître du volume pour parler des esquisses de mains, de pieds, de visages, des détails anatomiques uniquement mis en reliefs par la couleur noire...

le jeu de paume est devenu une de mes étapes incontournables à chacun de mes séjours
les photographes exposés sont de renommée internationale, ils parlent à travers leurs images de leur vie, de leur temps, de leur culture, de leur pays
et c'est bien plus qu'une découverte esthétique, un cheminement sur des sujets bien plus profonds
en septembre, les photographies exposées étaient signées de Sally Mann
une découverte ici aussi pour moi !

troisième musée, une vraie jolie découverte : le musée bourdelle 
consacré à l'oeuvre de ce sculpteur que j'ai appris à connaître pendant mes éphémères cours de modelage ; j'avais pris une de ses Pénélope en modèle !
j'ai pu admirer sous tous leurs angles, les versions de l'épouse d'Ulysse que l'artiste a sculptée avec des formes tant robustes que girondes, un déhanchement marqué et habillée d'une robe au drapé merveilleux
j'ai ainsi appris que cette oeuvre avait une histoire intime : à cette époque, le sculpteur est partagé entre deux femmes, son épouse et son élève grecque qui allait bientôt supplanter la première ; ce déchirement se traduit plastiqueement puisque c'est la première qui prête ses traits au visage de Pénélope quand la silhouette du corps porte le souvenir de la seconde...

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