né en 1964 et issu d’une grande famille d’artistes en afrique du sud, dylan lewis est le sculpteur figuratif contemporain le plus connu d'afrique

son père était un sculpteur accompli, sa mère et sa grand-mère peintres, deux de ses arrière-grands-pères architecte et ébéniste
il disposait d’une lignée artistique manifeste, il lui suffisait de choisir son domaine !
après avoir balbutié en tant que peintre, il s'est ensuite tourné vers la sculpture
et magistralement, on peut le concéder !
ses bronzes d’animaux forment l'inventaire le plus puissant qui ait été produit par un artiste contemporain sur la nature sauvage
il sait capturer à merveille l'essence et l'expression corporelle des animaux et particulièrement des félins
ses créations sont imprégnées d'une énergie dense et interrogent la grâce souple de ces prédateurs qui dégagent une tension palpable

dylan lewis vit à stellenbosch et c'est là qu'il faut visiter son jardin tel un écrin, aux portes des vignoble sud-africains
situé entre deux mondes, l'un sauvage et l'autre apprivoisé, le dylan lewis sculpture garden se cache dans un décor naturel de toute beauté, les contreforts de la montagneuse accidentée du jonkershoek où le léopard erre encore
cet environnement naturel vierge nourrit intellectuellement le créateur et on le mesure en venant admirer sur rendez-vous certains de ses bronzes les plus célèbres
sur 4 kilomètres de sentiers, plus de 60 sculptures soigneusement mises en valeur nous amènent à comprendre son développement artistique 

créer un écrin naturel
en 2009, l'homme a commandé une excavatrice pour façonner des terres agricoles plates en collines, vallées et points d'eau dynamiques et ainsi composer, derrière sa ferme, une aire de jeux à niveaux destinée pour ses enfants
c'est ainsi que le projet a commencé pour devenir un jardin de sculptures de 7 hectares
« j'ai passé deux ans avec des engins de terrassement, qui contournent le paysage comme je le ferais avec la surface d'une sculpture, mais à une échelle beaucoup plus grande ; j'ai développé une langue des signes avec l'opérateur et il est devenu une extension de ma main »
l'aménagement paysager a été intuitif : « ce n'est pas un jardin occidental linéaire imposé au paysage ; c'est très organique, très naturel"
on pourrait même nier que la main de l’homme soit intervenue tant cela semble s'inscrire dans l'ordre naturel
les sculptures ont trouvé leur place, non pas en réponse à un plan conscient, mais à travers un processus inspiré
bien sûr, l'influence et l'esthétique wabi-sabi japonaises sont flagrantes dans la conception minimaliste et sculpturale du jardin, ses ellipses et ses courbes
dylan lewis le dit "son jardin pourrait être considéré comme sa plus grande sculpture" !

l'accent botanique du jardin 
le jardin se concentre sur les espèces indigènes, en particulier les fynbos (qui est une végétation hivernale, dormante en été)
fiona powrie, consultante en plantes indigènes, supervise le jardin sur le plan botanique
sur la colline de bruyère rose, s'harmonise une sélection d'ericas (des variétés inhabituelles comme des cultivars d'erica verticillata, éteint à l'état sauvage, viennent du Kirstenbosch National Botanical Garden), de buchus, de pélargoniums à feuilles de bouleau (pelargonium betulinum) et de soyeux de flats (diastella proteoides)
les quatre sources d'eau du jardin sont une source naturelle pérenne, une rivière de montagne saisonnière, un forage et de l'eau agricole. 

où finit l'animalité et où commence l'humanité ? qu'en est-il du sauvage et du primitif à l'intérieur ? 
en explorant ces énigmes, le sculpteur sud-africain recherche l'inspiration et les réponses dans la nature sauvage
nous, êtres humains, naissons sauvages et nous censurons afin de vivre dans des groupements sociaux
or lewis croit que nous risquons de mourir psychologiquement si nous nous éloignons tout à fait de notre nature intérieure authentique et indomptée
pour lui, nous devons vivre en conscience avec ce paradoxe
son art interroge « le point brûlant entre l'apprivoisement et la sauvagerie, entre le diable et Dieu, entre l'humain et l’animal »
les humains ont progressivement colonisé les lieux sauvages de la Terre, et bien que nos modes de vie se soient améliorés, une ombre recouvre notre évolution face à la destruction écologique généralisée de notre maison, la Terre
à titre individuel, en nous déconnectant de la nature, nous subissons un traumatisme psychologique
dylan lewis nous invite donc à trouver un équilibre physique et visuel à travers ses sculptures et le jardin lui-même
et de citer les mots du sculpteur britannique henry moore "le secret de la vie est d'avoir une tâche, quelque chose à quoi vous consacrez toute votre vie, quelque chose à quoi vous consacrez chaque minute de la journée et pour le reste de votre vie »

une renommée internationale
avec une notoriété largement assise depuis 20 ans dans le cercle des grands sculpteurs mondiaux de la forme animale, dylan lewis a été mis en lumière lors d’expositions à paris, londres, sydney, toronto, houston, san francisco…
son œuvre attire l'attention des collectionneurs à l'échelle internationale ; il est même l’un des rares artistes vivants à avoir organisé deux ventes aux enchères en solo chez christies 

visiter le jardin de dylan lewis,
c'est mesurer combien l'art de lewis s'élève en un hommage aux animaux sauvages et à leurs lignées
c'est explorer notre relation avec la nature sauvage intérieure
c'est être touché par l'éclat rare et la virtuosité aiguisés par des décennies de travail tant dans la nature que dans son atelier

je vous emmène avec moi !

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