en quête du graal au pilanesberg
une semaine que la saison des pluies est revenue
une semaine que nos journées commencent belles et lumineuses et se terminent invariablement par un déluge,
un rideau de pluie qui nourrit le sol complètement asséché depuis mai,
des sceaux d'eau qui régulent la température frisant parfois les 40 degrés au zénith
bref, une pluie salvatrice, fort heureusement pas destructice comme en france ces jours-ci
l'afrique est habituée au manque d'eau comme aux averses diluviennes qui saturent les rivières
et dans le bush, me direz-vous ?
il y a trois semaines, nous nous desespérions, avec des plaines d'herbes assèchées, des arbres qui semblaient quasiment morts, parfois aprés avoir littéralement brûlés dans les séances, contrôlées ou pas, d'écobuage
après trois semaines à peine, septs jours de pluie et la nature revit !
la pluie comme une résilience pour la Terre
inconvénient au demeurant, difficile de guetter l'animal qui trouve un décor verdoyant pour jouer à cache-cache avec nos regards
et bien, cela ne nous a pas empêché de partir en quête ce dimanche
petit exploit pour les couche-tards que nous sommes, nous avons réglé nos réveils à 4 heures du matin,
en partant promptement à 4h30, on faisait un peu les malins, fiers de n'avoir pas fléchi... mais en chemin, nous avons vite constaté que le point du jour flirtait avec 5 heures au compteur !
quà cela ne tienne, à 6 heures 30 tapantes, nous rentrions par la porte du kwamaritane au pilanesberg
deux heures sans voir la queue d'un phacochère, ni le bout d'une corne de rhinocéros, à peine quelques impalas, le plus commun des spécimens du parc !
on commençait à se dire que nous avions joué les fiers-à-bras et notre promptitude à nous lever à l'heure où d'autres se couchent ne serait pas récompensée....
c'était sans compter ce majestueux léopard
ce fauve solitaire qui demeure celui des "Big Five" le plus difficile à observer avait décidé de prendre de la hauteur pour se camoufler, sans renoncer heureusement à croiser notre regard !
abasourdis de l'avoir débusqué dans un acacia dont les branches étaient pourtant abondamment fleuries de jaune, nous avions déniché notre graal du jour !
d'autres très jolies scènes ont ponctué le reste de notre safari
et nous étions d'autant plus heureux que nous avions choisi ce dimanche pour emmener avec nous notre mentee qui venait de terminer son année scolaire,vous l'aurez compris, un cadeau en forme d'apothéose !























